Catégorie : Interview


Interview : “SOPHIE GRIOTTO”
Par akam posté le Saturday 2 January 2010

Voici ci dessous l’interview de Sophie Griotto qui a été publiée dans le magazine Advanced Creation numéro 16.

C’est avec grand plaisir que ce nouveau numéro de Advanced creation vous présente une artiste française passionnée de dessins et d’illustrations qui ne sort jamais sans sa tablette Wacom. La féminité tient une place essentielle dans le travail de cette créatrice. A l’affût des moindres silhouettes ou attitudes qui nous caractérisent, elle retranscrit ce qu’elle voit partout avec talent et toujours signé d’un coup de patte immédiatement identifiable.

THOMAS GAYET > Parle nous un peu de toi et de ton parcours, universitaire ou autodidacte ?
Sophie Griotto > Je suis illustratrice et roughman publicitaire. J’ai 33 ans je suis née à Alès dans le gard. C’est d’abord en suivant les ateliers d’arts plastiques dès l’âge de 5 ans que j’ai développé le travail de la matière et de la couleur.
Après un bac « arts plastiques », je poursuis mes études dans les arts appliqués à Nîmes puis Toulouse où j’obtiens mon BTS de communication visuelle.
C’est par la suite que je me suis informatisée. J’utilise les logiciels de manière autodidacte, j’avoue que c’est un peu du « bidouillage».

TG > Pour quelles raisons as tu décidé de te lancer dans la création et à quel moment ?
SG > J’ai eu la chance d’avoir toujours su ce que je voulais faire, mais je n’étais pas spécialement inspirée par le luxe et la pub. En revanche «la femme» s’est imposée très vite comme sujet favoris.
Stagiaire chez Publicis Conseil à Paris, c’est dans ce cadre que je m’exerce au rough et au story-board. Il m’a fallu travailler la rapidité et l’efficacité du trait et pour ne rien vous cacher ; la gestion du stress !
Et puis dans cette agence j’ai pu contempler la « publicitaire parisienne » encore plus inspirante que la parisienne !!! Tailleur couture, roulant en « Coccinelle New Beattle » couleur vert-pomme. Le déclic s’est fait à ce moment là. Mon regard de non-parisienne m’a permis d’observer avec recul ce monde là.

TG > Si tu n’avais pas travaillé dans le milieu de la création, qu’est ce que tu aurais aimé faire ?
SG > Je me serais certainement dirigé vers une autre voie artistique, le théâtre ou la musique. J’aurais pu aussi me diriger vers l’impression textile car la création de tissus m’inspire beaucoup. Je suis née dans une famille d’artistes, je ne pense pas que j’aurais envisagé un métier sans création.

TG > Tu bosses dans une agence ? En free ? Dans un collectif ? Pourquoi ?
SG > Je travaille en free-lance, dans mon atelier. J’ai un agent artistique ; Caroline Maréchal, qui fait le lien depuis mon départ. Car après 10 ans de vie parisienne, je me suis installée dans le sud de la France.

TG > Quels sont tes projets pour les mois qui arrivent ?
SG > Actuellement, je suis en congé maternité. Je profite au maximum de mon bébé et de mon plus grand, mais aussi, je l’avoue, d’un certain recul que cette pause me permet d’avoir et qui, j’espère, va me permettre de me renouveler.
Pour ma rentrée il y aura peut-être une suite pour la campagne Swatch. Les toiles digigraphiques de mes illustrations sont exposées à partir de ce mois-ci au BHV après un passage aux Galeries Lafayettes.
J’ai aussi l’opportunité d’illustrer des livres pour enfants, c’est tout nouveau pour moi mais cela faisait longtemps que j’y pensais.

TG > Quel regard portes tu sur ton travail et sur la création au sens large ?
SG > C’est difficile de parler de son travail, je n’ai pas de recul. Je ne suis pas une artiste engagée, je dessine souvent des instants de vie plutôt heureux. Je pense que l’artiste doit savoir se renouveler rapidement tout en gardant son écriture. Le web est aujourd’hui si riche en image que le regard de l’internaute est de plus en plus initié et critique sur le design, la décoration, le stylisme, l’art. Aujourd’hui, n’importe quelle personne peut découvrir un artiste Australien ou Japonais. Les artistes ont une vision globale de ce qu’il se fait de mieux dans le monde et bénéficient d’un retour direct sur leur propre travail grâce aux forums et aux blogs.

TG > A quoi ressemble une journée de «SOPHIE» ?
SG > J’ai mon atelier chez moi, dans le sud de la France, et je remonte sur Paris régulièrement pour des briefs. Je démarre la journée comme beaucoup de personnes en répondant à mes mails devant un café. Avant de commencer une création je prépare un board de tendances, j’y punaise tous les échantillons de tissus, photos d’ambiance, couleurs découpées dans les journaux, des croquis d’intentions. Bref toutes choses qui puissent m’inspirer. Je surfe pour trouver les tendances du moment, j’écoute beaucoup la radio et la musique. Je reçois des briefs par téléphone ou par webcam. Je crayonne, et crée mes tissus à l’encre sur papier. Je scanne et je reprends le tout sur tablette graphique.

TG > Quels artistes t’inspirent le plus ? ou à défaut ou puisses tu ton inspiration pour réaliser de nouvelle créations ?
SG > Beaucoup d’illustrateurs, comme Izak, Tadahiro Uesugi, Yoshitomo Nara, mais aussi Matisse, Miro et les peintres Nabis.et puis Gruau mais il y en a d’autres. Dans la vie de tous les jours ; j’observe, je relève souvent l’attitude ou la démarche d’une personne, mais aussi son expression de visage…le sourcil relevé, le placement des épaules, le poigné cassé sont autant de détails qui accentuent une personnalité…
Les photos, les magazines, la mode, la déco, le web, sont, non seulement, de la documentation mais aussi une réelle source d’inspiration.

TG > “La vie sans création”, cela voudrait dire quoi pour toi ?
SG > Je n’ai jamais imaginé la vie sans création. Mais cela signifierait être libérée d’une certaine anxiété. Et si je ne recherchais pas perpétuellement le « nouveau » j’aurais certainement plus de temps pour les miens.

TG > Quels “conseils” donnerais tu à des artistes qui démarrent ou qui voudrait suivre cette voie ?
SG > De réaliser en projet personnel sa commande idéale, qui donnera le ton pour la suite des évènements. De prospecter avec de belles impressions papier (cela parait anodin mais c’est devenu tellement rare que les futurs clients apprécient). Savoir s’adapter à la demande du client tout en restant en accord avec soi-même et proposer toujours une version plus personnelle et plus risquée au client. Enfin, préparer une planche de tendances avant chaque projet permet d’éclaircir les idées.

TG > As tu une anecdote à nous racontez sur un de tes travaux ?
SG > J’ai débuté mon métier en dessinant avec des outils traditionnels (crayons et encres) directement, en « live », dans les agences de pub. Il m’est arrivé de passer une partie de la nuit dans une agence, le directeur artistique, terriblement pointilleux, me demandais de recommencer mes images de story-board (pour un shampoing qui le valait bien) pour des détails d’une mèche de cheveux a déplacer de 2 mm à gauche. Le lendemain j’y retournais, pour redessiner entièrement le board. Cette fois-ci le client avait tardivement décidé que la fille devait être blonde. La réunion n’avait pas été décalé. Le D.A scannait les images au fur et à mesure après les avoir au préalablement séché au sèche cheveux. Aujourd’hui, évidemment je gagne beaucoup de temps avec Photoshop, Painter, ma palette graphique et bien sûr avec internet. Le métier a changé et mes nuits aussi.pour moi, cela a été très formateur. Il m’arrive encore de travailler « sur place », en agence, mais je ne me déplace plus sans ma Wacom.

TG > Pour parler un peu d’actualité, quel est ton avis sur la crise économique ?
SG > Je reste confiante, je pense que l’illustrateur possède un atout. Payer un photographe, un mannequin, une styliste, un maquilleur et louer un studio, est fortement onéreux pour une publicité. La force de l’illustrateur, ou du graphiste, est justement de regrouper tous ces métiers en un seul pour créer une image.
Aujourd’hui, les supports ont changé. On dispose, désormais, de vrais commandes d’illustrations pour des sites internet. Les clients contactent de moins en moins les agences de communications et s’adressent directement à l’agent ou à l’illustrateur.

TG > Un dernier mot que tu voudrais partager ?
SG > J’ai l’impression dans cette interview d’avoir fait l’apologie d’internet mais c’est vrai qu’il y a eu un avant et un après, depuis 5 ans je dirais. Je ne lâche pas pour autant mon crayon, ma peinture et mes encres. Je garderai toujours un lien particulier et irremplaçable avec ces outils. Cela me permet aujourd’hui de me ressourcer et de me renouveler

Interview vidéo : “GENEVIEVE GAUCKLER”
Par akam posté le Sunday 20 December 2009

j’avais oublié de poster l’interview de Geneviève Gauckler (réalisé par la team Wisibility pour Wisi Tv)

Interview vidéo : “JOOLZ”
Par akam posté le Wednesday 16 December 2009

Une interview (en vidéo s’il vous plaît) intéressante à ne pas rater de l’ami Julien Morel aka Joolz (qui est aussi rédacteur sur ce blog) réalisé par la team Wisibility pour Wisi TV.

Interview de l’artiste français Jools (Julien Morel) from Wisi TV on Vimeo.

Interview : “ELROY”
Par akam posté le Thursday 17 September 2009

Voici ci dessous l’interview de “ELROY” aka Damien Vignaux publiée il y a quelques temps dans le magazine Advanced Creation.

“Elr°y” est un de ces créateurs Français qui aime varier les styles et les supports. A l’aise dans des univers opposés, passant d’un style “kawaï” à un univers “dark et torturé” en effectuant juste une pirouette sur son arsenal de connaissances théoriques et sur son talent inné. Multi-facettes, exigeant et humble, un personnage attachant que vous allez découvrir dans l’interview de ce nouveau numéro de Advanced Creation.

THOMAS GAYET > Parle nous un peu de toi et de ton parcours, universitaire ou autodidacte ?
DV > Je m’appelle Damien aka elr°y, originaire du sud de la France je viens de m’installer à Berlin. J’ai un parcours universitaire assez long qui m’a donné des armes plus théoriques et méthodologiques que vraiment pratiques (une prépa Normale Sup’ design industriel, une maitrise Arts Appliqués et un DEA plus orienté audio-visuel). Tous les logiciels avec lesquels je bosse aujourd’hui je les ai appris seul. Je pense que se confronter à des problèmes techniques quand tu essaie d’atteindre le résultat dont tu rêves est le meilleur moyen d’apprendre : un besoin, une solution !

TG > Pour quelles raisons as tu décidé de te lancer dans la création et à quel moment ?
DV > J’ai toujours dessiné, sculpté, peint, créé etc… donc il n’y a pas eu de moment où j’ai «décidé» de m’y lancer. Par contre il y a eu un moment charnière important ou, les opportunités se multipliant, je me suis dit que je pourrais raisonnablement en faire un métier, une carrière. J’étais en milieu d’études et j’avais de plus en plus de contacts pour du web, du logo, ça commençait a buzzer et je me suis fait mon carnet d’adresse tranquilement de telle sorte qu’une fois fini mon DEA, je me suis naturellement déclaré à la maison des artistes pour facturer proprement et j’étais lancé sans même avoir à passer par les cases stages ou agences.

TG > Lorsque tu commences une nouvelle création, quelle est l’approche que tu privilégies ?
DV > Ça dépend du support, et aussi de mes influences ou envies du moment. Je peux avoir un regard neutre ou extrêmement orienté. Par exemple des fois je sais d’avance que j’ai très envie de produire dans tel ou tel style ou en expérimentant telle ou telle technique donc je vais tout faire pour justifier mes propositions dans le sens qui m’intéresse. je suis un grand consommateur d’images et d’influences. Mais la plupart du temps je me pose avec mon carnet de croquis et je commence a gribouiller en réfléchissant a des thèmes, des formes, des micro-narrations, des accroches, des valeurs, des mots-clés… jusqu’à ce que se forme dans ma tête l’image d’un projet sur lequel je sais que je prendrai du plaisir.

TG > Tu bosses dans une agence ? En free ? Dans un collectif ? Pourquoi ?
DV > Je suis freelance et en ce moment, je bosse seul sauf si les projets sont trop gros pour moi. J’ai travaillé un temps avec Neopen, avec qui on avait le studio Incog. sur Toulouse. Depuis peu on suit des ambitions différentes, lui à Londres et moi à Berlin, ce qui est plutôt riche et cool. Je ne doute pas qu’on aura l’occasion de retravailler ensemble sur des gros projets ; on a des approches très complémentaires et des savoir-faire intéressant à combiner. Mes projets les plus cools et les plus aboutis je les ai fait avec lui. A côté de ça je vais aussi de la vidéo et des D/VJ sets dans le collectif Bisou GTi avec mes amis toulousains DLid et Humanleft.plusieurs, et surtout on travaille en passant du bon temps, que demander de plus

TG > Quels sont tes projets pour les mois qui arrivent ?
DV > J’essaie de rentrer plus de projets vidéo. J’ai un gros travail événementiel dont je ne peux pas trop parler, mais dans la veine de celui que j’avais déjà fait à Bregenz en Autriche en Septembre dernier : des animations et du live vidéo sur un set-up de 36 écrans avec des résolutions différentes, un truc assez dément. Là je bosse sur de la projection monumentale et du mapping à une échelle incroyable, plus de 100 mètres de projection. Il faudra passer sur mon site cet été pour voir le projet fini ! J’écris aussi un projet de documentaire sur la culture électronique autours de la ville de Berlin pour pouvoir faire de la vraie réal et revenir vers le clip vidéo avec de nouvelles armes, et toujours avec ça je fais des DA de festivals, pas mal de pochettes de disques, du logo… Je continue les DJ sets à travers l’europe pour m’aérer le week-end et je prépare deux concepts d’expo : un solo show en Belgique à la rentrée, et une release de toy tiré de mon univers d’illustration, magnifiquement sculpté par mon ami Yomek! de l’étonnant collectif Jean Spezial. Ces types font tous un travail hallucinant de densité et de qualité.

TG > Quel regard portes tu sur ton travail et sur la création au sens large ?
DV > Moi je me vois plus comme un graphiste qu’un artiste, je veux dire par là que j’aurai jamais la prétention de ré-inventer le design. Je suis un artisan, j’espère que ce que je produit est en accord avec l’époque, ma culture, mes influences… je me laisse porter de projets en projets et j’aime bien prendre des risques en changeant de support, d’esthétique, de moyens ou de types de clients. La création actuelle est riche et super stimulante, j’essaie de men nourrir et de prendre position par rapport à ce que je vois, je pense avoir l’éducation et la culture pour trier ce qui marche et ce qui marche moins et à partir de là je fais ma cuisine !

TG > A quoi ressemble une journée de «ELR°Y» ?
DV > Une journée d’elr°y ne ressemble à aucune autre journée d’elr°y et c’est ça qui est bien ! J’aime beaucoup travailler la nuit parce que je suis seul avec mes projets et j’adore bosser jusqu’à épuisement, jusqu’à ce que je me sente vraiment sec et là je vais me coucher défoncé mais content. La journée j’ai toujours mille rendez-vous, coups de fils, mails, des propositions… donc je bosse mais forcément moins efficacement. Quand tu es freelance tu n’es pas que créateur, tu es aussi ton agent, ton comptable… donc la journée entre les créas qui avancent je fais tout ça aussi, du mailing, des budgets, des devis… par contre le soir quand je bosse je bosse !

TG > Quels artistes t’inspirent le plus ? ou à défaut ou puisses tu ton inspiration pour réaliser de nouvelle créations ?
DV > Je regarde tout, tout le temps, partout, mais il y a quand même des artistes et des studios que je suis toujours de très près. Je vais te faire un top 3 artistes et un top 3 studio, plus ou moins imbriqués, parceque si je commence à énumérer la liste va être bien trop longue :
TOP 3 Artistes : Alex Trochut, Mario Hugo, Théo Gennitsakis
TOP 3 Studios : Hort, Non-Format, Serial cut

TG > «La vie sans création», cela voudrait dire quoi pour toi ?
DV > Juste impossible !

TG > Quels “conseils” donnerais tu à des artistes qui démarrent ou qui voudrait suivre cette voie ?
DV > On bosse dans un métier qui a deux facettes : la création et le relationnel. C’est important de n’en négliger aucune. T’as beau être le meilleur créa du monde, si personne ne voit ton travail tu finiras en artiste maudit. On a la chance d’avoir des outils de communication comme MySpace ou Facebook ultra simples à mettre en place et qui touchent un max de monde. Faut s’en servir, apprendre à communiquer et s’exposer, gagner en visibilité. Pour ce qui est des clients, je pense que la démarche la plus saine et la plus pérenne c’est le bouche à oreille : un client satisfait c’est trois plans qui tombent derrière. J’ai des clients que je garde d’années en année, comme les festival Panoramas par exemple et avec qui j’adore travailler. C’est aussi super intéressant de renouveler le même concept tous les ans et de voir les directions nouvelles que tu peux proposer !

TG > As tu une anecdote à nous racontez sur un de tes travaux ?
DV > Pour rebondir sur le principe de communication dont je parlais avant, j’ai peut-être une histoire personnelle qui illustre bien l’utilité de communiquer efficacement sur la manière dont on veut travailler. Quand j’ai ouvert mon myspace en 2006, le projet sur lequel je me concentrais était le groupe d’électronica/idm pour lequel je faisais un live vidéo : maéko. J’adore ce projet ambiant, très dense et narratif. A cette époque là, tout le monde croyais que j’étais quelqu’un de sombre et torturé parceque je ne montrais que ce genre d’images. Par la suite, j’ai choisi de plus mettre en avant mon travail d’illustration et mes personnages pour basculer un an plus tard vers la représentation inverse : on me pensait super kawai, street et frais ! Je pense qu’avec plus de maturité j’arrive maintenant à montrer que justement, ce qui est intéressant dans mon travail c’est l’étendue du spectre qu’on trouve entre ces deux extrêmes, et demain je peux tout aussi bien me lancer sur un bouquin pour enfants et dessiner des gamins habillés en fraise, que réaliser un clip flippant à la Martin de Turah pour un sombre groupe electro pop d’autistes finlandais…

Interview : “DARKIMEY”
Par akam posté le Thursday 9 July 2009

Voici ci dessous l’interview de Darkimey publié dans le numéro 13 du magazine Advanced Creation (Vous pouvez retrouver certaines de ses créations pour des posters mais aussi des customs de Skate , le tout sur Amkashop)

“Darkimey” aka Séréna Panelli est une artiste française touche à tout et “multi-cordes”. Peinture, dessin, collage, sculpture, création numérique, photographie, elle est passionnée d’art au sens large et son style mixe ses différents acquis. Cela confére à ses travaux une émotion et une identité particulière, un univers propre immédiatement identifiable. Découvrez vite cette créatrice ennivrante.

THOMAS GAYET > Décris nous un peu ton parcours, universitaire ou autodidacte ?
Séréna Panelli >Je dessine depuis toute petite.j’ai fait par voie de conséquence un bac arts-appliqués, un bts e.v.e.c, une formation de graphiste webdesigner.Comme c’est très difficile de trouver du travail dans les metiers de la communication et que j’avais envie de toucher un peu a tout, j’ai travaillée dans le théatre comme plasticienne pour «le phun» et comme illustratrice pour differents projets.Aujourd’hui je suis toujours a la recherche d’un emploi en tant que graphiste ou plasticienne et je continue de préparer mes expositions à côté.

TG > Pour quelles raisons as tu décidé de te lancer dans la création et à quel moment ?
SP > A la suite de mes etudes, j’ai essayé de trouver mon style graphique, mon identité visuelle, et de me présenter dans des galeries.je n’avais pas envie de travailler derriere un bureau, et de me sentir contrainte a faire de la publicité, à utiliser des codes visuels qui existent déjà pour mieux vendre.les perspectives de liberté crèatives dans des boites de communication sont très mince, à moins d’attendre de devenir le directeur artistique ou de monter sa propre boite.

TG > Lorsque tu commences une nouvelle création, quelle est l’approche que tu privilégies ?
SP > La spontanéité et l’intuition. Lorsque je fait mes symetries mon travail consite à utiliser des motifs végétaux et a les organiser entre eux de manière équilibrée.je prepare mes moitié de dessin et je suis surprise du resultat que ça donne lorsque c’est deployé en symétrie.il ya un coté ludique pour moi et de curiosité pour le lecteur, c’est inspiré du test de rorsha, ou chacun y voit quelque chose, un animal, un insecte….etc, c’est interactif.

TG > Tu bosses dans une agence ? En free ? Dans un collectif ? Pourquoi ?
SP > je bosse  seule et chez moi, c’est encore le debut..Tout ce que je sais c’est que je ne veux pas etre cantonnée a faire une seule chose.j’aime passer du dessin ,à la peinture ,à l’odinateur, à la sculpture, à la photo puis bricoler des machines.Par exemple en ce moment je prépare une sculpture sonore inspirée des figures de chladni qui donnent une jolie clé de lecture pour mes dessins.A mon avis tout les arts sont reliés, et il faut toucher a tout les supports possibles pour faire des choses interressantes.

TG > Quels sont tes projets pour les mois qui arrivent ?
SP > Continuer mes expositions, mes experiences sonores et visuelles, apprendre a tatouer, et essayer de créer des bijoux en argent…et puis essayer de vivre de tout ça !

TG > Si tu n’avais pas travaillé dans le milieu de la création, qu’est ce que tu aurais fait ?
SP > Je dessine depuis que j’ai l’age de tenir un crayon, alors c’est difficile a dire, mais à choisir j’aurais faire quelque chose de social ou en rapport avec la nature.

TG > Quel regard portes tu sur ton travail et sur la création au sens large ?
SP > On est accablé d’informations visuelles tout les jours, la publicité dans la rue, la presse, la télévision ,souvent futile.Et il y a tant de gens qui font de belles choses artistiques, alors c’est interessant de créer pour délivrer un message,que ce soit beau, et puis d’arriver a proposer quelque chose d’un peu nouveau, en restant humble.La création c’est aussi travailler en équipe pour faire des grands projets.je reste facinée par le royal de luxe et ses marionettes monumentales, c’est un travail humain ou les aptitudes de chacun sont utilisées avec respect et  dans un but commun, et puis c’est vraiment de la  poésie a l’état pur.

TG > A quoi ressemble une journée de «DARKIMEY» ?
SP > Je gamberge toute la journée et toute la nuit a mes projets.en general je dessine la nuit et je ne dors pas tant que je n’ai pas finit .je fais tout d’une traite, parce que je suis impatiente et que je suis deja en train de penser a ce que je vais faire apres avoir finit ce que je commence.Le temps passe beaucoup trop vite, c’est flippant!

TG > Quels artistes t’inspirent le plus ? ou à défaut ou puisses tu ton inspiration pour réaliser de nouvelle créations ?
SP > Hundertwasser parce que c’est avant tout un vrai philosophe, quelqu’un d’amoureux de la nature ,de son impermanence et des hommes.Gaudi, klimt, soulage ,tout les gens qui ont fait des motifs foisonnants ou qui ont compris les vibrations de la couleur et du trait, et ceux qui ont travaillé sur le chamanisme,joseph beuys…etc

TG > «La vie sans création», cela voudrait dire quoi pour toi ?
SP > Ca ne peux pas exister, meme les animaux crée, je pense aux oiseaux paradisier qui construise des sculptures halucinantes de couleurs et de formes pour flatter l’oeil de leur prétendantes.Donc a défaut la création c’est la vie.

TG > Quels “conseils” donnerais tu à des artistes qui démarrent ou qui voudrait suivre cette voie ?
SP > De s’accrocher et de rester intègre.

TG > As tu une anecdote à nous racontez sur un de tes travaux ?
SP > J’ai fabriqué une sculpture en papier maché avec un kaleidoscope integré, seuls les enfants sont venus le consulter lors de la premiere exposition. Ils ont compris desuite ce que c’etait, et non pas eut peur de manipuler le prisme.les adultes ne regardent pas vraiment les details et sont habitué au panneau «ne pas toucher». Alors il faut leur mettre des panneaux partout et bien lisible pour leur donner ce droit.

TG > Pour parler un peu d’actualité, quel est ton avis sur la crise économique ?
SP > il ya toujours la crise! La pauvreté est partout encore et toujours.la futilité de l’argent, l’importance qu’on peut apporter a ce bout de papier est affligente.et en tant qu’artiste c’est d’autant plus difficile de mettre un prix sur ces oeuvres.c’est le moment redouté, alors souvent on fait en fonction des autres artistes, du prix que nous a couté le materiel, le temps qu’on y a mis.faut bien vivre, mais c’est vraiment quelque chose que je n’aime pas faire et qui me depasse.

TG > Un dernier mot que tu voudrais partager ?
SP > Il faut s’amuser.

Interview : “GRAPHIC-TRAVELLING”
Par akam posté le Monday 20 April 2009

Voici ci dessous l’interview de GRAPHIC-TRAVELLING publié dans le numéro 11 du magazine Advanced Creation. (cliquez ici pour accéder aux créations disponibles sur amkashop)

“Travelling” aka François Leroy est un jeune créateur Français talentueux de 19 ans. Son style et sa technique ont évolués très rapidement depuis les 12 derniers mois pour aboutir aux résultats ci-dessous. Des créations à base de “mixed media”, mélangeant les éléments photographiques, vectorisés et crées directement dans photoshop pour donner naissance à univers riche et foisonnant.

THOMAS GAYET > Parle nous un peu de toi et de ton parcours, universitaire ou autodidacte ?
François Leroy > Je gribouilais des personnages et autres depuis tout petit sans m’être pourtant intérréssé à l’art en régle générale. Je voulais devenir déssinateur (mais de quoi ? je ne sais toujours pas). J’ai été orienté vers un BT Dessinateur maquettiste en fin de troisième ce qui m’a appris les règles fondamentales du graphisme et m’offrir un intêret particulier pour l’art, en milieu de cycle j’ai commencé mon initiation aux logiciels comme photoshop ou illustrator de manière autodidacte.

TG > Pour quelles raisons as tu décidé de te lancer dans la création et à quel moment ?
FL > Je me suis intérréssé à la création purement numérique il y a deux ans et demi environ au lycée (BT déssinnateur maquettiste), par la découverte de plusieurs artiste qui ont décidement dirtigés ma créativité vers le numérique. C’est à ce moment que j’ai eu le déclin, l’initiative de devenir «graphic designer». J’ai commencé à travailler sur mes créations il y a deux ans et c’est devenu une passion.

TG > Lorsque tu commences une nouvelle création, quelle est l’approche que tu privilégies ?
FL > Avant même de commencer quoique ce soit je privilégie soit le rendu coloré, soit la composition, soit le côté graphique. Un penchant vers l’un ou l’autre depend de mes gouts et de mon humeur . Il y a certains choses que je veux mettre en avant ou non selon la création.

TG > Tu bosses dans une agence ? En free ? Dans un collectif ? Pourquoi ?
FL > Alors je bosse dans une agence, en free et dans un collectif. L’emploi dans l’agence m’a été amené par un ami qui au départ m’employait en freelance pour plusieurs travaux dont il était satisfait, j’y travaille à mi-temps. Cela me permet de me consacrer à ma partie freelance auquel je tiens pour garder la diversité créative.
Pour le collectif, j’aime tout simplement faire partie d’un groupe de créateur venant de tous le globe et unis par la même passion. Cela aide en grosse partie a progresser.

TG > Quels sont tes projets pour les mois qui arrivent ?
FL > Mes futurs projets sont simplement de créer et toujours progresser. Dans les mois à venir je m’étendrai vers d’autres horizons comme la conception design d’intérieur que je suis en train de concrétiser.
Je pense aussi remagner et offrir une grosse mis à jour à mon siteweb d’ici peu mais ce n’est pas un projet en temps que tel.

TG > Si tu n’avais pas travaillé dans le milieu de la création, qu’est ce que tu aurais fait ?
FL > Trés trés dur à dire, depuis que je suis en maternel, je me suis mis à déssinner régulièrement, on m’a «formaté» à toujours faire quelque chose dans le mileu de la création et rien d’autre ne m’a jamais intérréssé. Quand j’avais quatre ans je voulais être pape pour l’anecdote alors que j’ai toujours été athé. Je me serais peut-être lancé dans le journalisme.

TG > Quel regard portes tu sur ton travail et sur la création au sens large ?
FL > Au sens large je n’aime pas ce que je fais et c’est pour moi une qualité qui aide constamment a progressé, lorsque je fini une création et que je suis fier pour les heures que j’ai passés dessus, je déchante trés vite quand je vois le travail de mes idoles créatives.

TG > A quoi ressemble une journée de «GRAPHICTRAVELLING» ?
FL > C’est mouvementé… Alors je me lève assez tot, je m’installe devant mon ordinateur avec un café et mon paquet de cigarette, je met sur clé quelques fichiers qui me serviront pour le travail auquel je fonce dans l’heure qui suit. Ensuite j’ai un peu moins que l’apres-midi de libre pour me lancer dans mes projets et enchainer les rendez-vous avec les personnes concernés, je vois ma douce en soirée et je me couche généralement assez tard pour me consacrer à mes loisirs et mes créations personnels.

TG > Quels artistes t’inspirent le plus ? ou à défaut ou puisses tu ton inspiration pour réaliser de nouvelle créations ?
FL > Les artistes qui m’inspirent le plus sont Peter Jaworowski, Mike et Pete harrison, Pawel Norbert et Craig Shield. Après je puise mon inspiration dans ce que j’aime en général, ça peut être un artiste ou autre.

TG > «La vie sans création», cela voudrait dire quoi pour toi ?
FL > Dans un sens se serait une vie où je m’en préoccuperait pas et où j’aurais d’autres chats à fouetter puique je ne connaitrais pas cela. Dans un autre sens ce serait sans expressions, sans vibrations, assez platonique à vrai dire

TG > Quels “conseils” donnerais tu à des artistes qui démarrent ou qui voudrait suivre cette voie ?
FL > Ne pas avoir peur des nuits blanches et de la déception, comme dans toutes choses il faut du travail, de la persévérence et le matéteriel pour ce donner les moyens, apres tous suit je pense. C’est rebarbatif mais c’est comme ça selon moi.

TG > As tu une anecdote à nous racontez sur un de tes travaux ?
FL > Une fois il y a longtemps, j’ai eu un crash de disque dur pendant que j’étais en train de finaliser une création qui pour moi était une révolution sur ce que je faisais jusqu’a ce jour, j’ai mené une «affaire d’état» pour recupérer le fichier, j’ai fini par le récuperer et il n’allait plus du tout, je l’ai recommencer selon d’autres approches, il n’avait presque plus rien à voir au final. Comme quoi le recul forcé d’un désagrément comme le crash de disque dur aide bien ! (parfois seulemment).

TG > Pour parler un peu de l’actualité, que penses tu de l’élection de Barack Obama ?
J’ai discuté de ça il y a pas longtemps avec un ami américain qui a donc voté Barack Obama sur l’idée qu’il représentait le changement mais qu’il ne le prenait pas pour autant pour un superman comme on pourrait le croire par son énorme médiatisation. Je suis un peu de son avis.

TG > Un dernier mot que tu voudrais partager ?
FL > Merci pour ce moment et bon courage..

GRAPHIC-TRAVELLING

Interview : “LYSERGID”
Par akam posté le Monday 19 January 2009

Voici ci dessous l’interview de LYSERGID qui a servi de base pour l’article publiée dans le numéro 7 du magazine Photoshop Advanced

Interview :

THOMAS GAYET > Décris nous ton parcours :
LYSERGID > Je m’appelle Loïc Sattler, j’ai 28 ans, je suis originaire de Strasbourg. Après un DUT et une maîtrise en multimédia et en design graphique, j’ai terminé par un master en théorie des médias à l’académie de Stuttgart en Allemagne. Je pense être issu de la première génération de personnes qui ont appris la fameuse communication intégrée – ayant aussi bien étudié le print que le web, la vidéo, la publicité, la gestion de projets, etc…
Pendant ces années, j’ai intégré et testé de nombreux pans du métier de créatif. J’ai ainsi rejoint une agence web, un agence de pub, un studio de 3D, un studio de motion-design, un studio de créa. J’y ai appris énormément de choses et j’ai surtout saisi ce que je voulais exactement.
Après ce cursus, j’ai directement rejoint une agence de marketing relationnel print / web en tant que Directeur Artistique.
Suite à deux années intenses, j’ai saisi une opportunité pour intégrer la partie web de l’agence TBWA Paris. J’ai quitté cette agence après une belle période pour rejoindre Marc (Magu-design.com) qui m’a proposé un poste de Directeur Artistique.
En ce qui concerne le travail, mon site web permet de présenter mon travail graphique et illustratif. Je présente mon folio pro plus rarement car il est moins intense visuellement parlant, et par définition plus « corporate ».
Pour ce qui est des autres cordes de l’arc : je participe activement à de nombreuses communautés internet et conférences, j’alimente mon blog quotidiennement et j’enseigne mes techniques graphiques. Je pense qu’on a fait le tour !

TG > Pour quelles raisons as tu décidé de te lancer dans la création et à quel moment ?
LYSERGID > J’ai en moi le besoin de créer depuis ma plus tendre enfance. J’ai ainsi eu la chance d’avoir des parents intéressés et doués dans certains domaines artistiques.
Et à force de dessiner partout, d’être fourré derrière mon commodore 64 à peindre quelques pixels et de m’amuser avec des bombes de peinture, il fallait bien que ça termine comme ça !

TG > Lorsque tu commences une nouvelle création, quelle est l’approche que tu privilégies ?
LYSERGID > J’ai deux façons de procéder. Lorsqu’il s’agit d’une demande client, je préfère passer par une phase de crayonné et de réflexion où je pose d’abord les choses à plat. Quand il s’agit de travaux personnels, je préfère laisser libre cours à mes envies et à la technique. Je pars rapidement à la chasse aux sources (photo / scans) ou aux traitements que je veux utiliser. Les travaux personnels me servent souvent à tester et améliorer des techniques. Et c’est bien évidemment cette totale liberté que je préfère.

TG > Quel type de travail te plaît le plus ? Pourquoi ?
LYSERGID > J’ai une réelle préférence pour le travail illustratif, où j’ai la plus grande liberté de création. C’est souvent pour ce côté créatif que je suis contacté. Et comme les clients font directement appel aux styles que j’affectionne, je me fais vraiment plaisir. Je commence également à prendre goût à l’animation (3D / motion).

TG > Quels sont tes projets pour les mois qui arrivent ?
LYSERGID > Il y a pas mal de sites en cours de réalisation dans ma structure actuelle. En terme personnel j’ai certaines envies au niveau de la photo et de l’animation. Il y aussi quelques publications / expositions / réalisations qui m’attendent : les mois qui arrivent risquent d’être assez chargés !
J’aime aussi rencontrer d’autres personnes de mon milieu pour discuter de notre passion commune. J’ai besoin de ce contact pour sentir l’atmosphère de la profession, pour évoluer et apprendre, mais également pour respirer, parce que la plupart de ces gens sont extrêmement intéressants.
Je continue également à délivrer des cours en université (deug / license). Puisque les élèves sont satisfaits, je ne vais pas m’arrêter tout de suite ;)

TG > A quoi ressemble une journée de “Lysergid” ?
LYSERGID > J’aurais envie de dire « à une journée hallucinante » !
Non en fait il s’agit tout simplement d’une journée de travail classique, ponctuée par quelques repas, de l’inspiration en barre et parfois quelques rencontres. Elle doit souvent être accompagnée par de la musique (je n’aime pas le silence ou le vide) et si possible quelques rires.

TG > Pour beaucoup de créateur, la musique est un moteur, quelle(s) sont les musique(s) que tu trouves “inspiratrices” en ce moment ?
LYSERGID > Je dois avouer que je suis assez particulier au niveau de mes goûts musicaux. Quand je créé j’ai besoin de quelque chose de nerveux et d’agressif (Métal / Techno / Electro).
J’écoute de tout en dehors de cette situation, avec une préférence pour le rock et le trip/hop.
Je ne puise pas directement mon inspiration dans le son mais j’en ai besoin car il me donne un rythme et comble un vide

TG > Qu’est ce qui te fait rêver et cauchemarder ?
LYSERGID > Je ne me souviens jamais de mes rêves ni cauchemars. Je dors très peu mais bien :)

TG > Quels artistes t’inspirent le plus ? Ou à défaut ou puisses tu ton inspiration pour réaliser de nouvelle créations ?
LYSERGID > Je puise mon inspiration partout et tout le temps, que ce soit sur internet ou dans des livres / revues. Comme pas mal d’artistes je sens assez facilement les tendances et sait m’en inspirer au besoin. En général j’observe assidument les créations dont le style m’intéresse pour me reproduire mentalement comment l’œuvre a été réalisée techniquement. Actuellement j’ai un penchant pour les choses plus épurées, légèrement moins colorées, avec un côté « fait main » plus fort.

TG > “La vie sans création”, cela voudrait dire quoi pour toi ?
LYSERGID > C’est en créant et en construisant qu’on avance, qu’on fait avancer les choses et qu’on laisse une trace. La vie sans création serait donc tellement moins intéressante.

TG > Quels “conseils” donnerais tu à des artistes qui démarrent ou qui voudrait suivre cette voie ?
LYSERGID > Tout d’abord il faut savoir aiguiser sa technique, et savoir dans quoi on veut se lancer. La technique et la théorie s’acquièrent avec de la patience et du travail. Par contre, rien ne sert de savoir si l’on ne fait pas. La phase où l’on copie ses artistes favoris, même si elle est parfois nécessaire, doit être la plus courte possible, car seuls sortent de l’ombre ceux qui se trouvent et qui créent par eux-mêmes. Apprendre, travailler et se trouver. Ajouter à cela beaucoup de temps et une pincée d’humilité et le tour est joué.

TG > Un dernier mot que tu voudrais partager ?
LYSERGID > Partager est ce mot. J’aime à croire que le partage est indispensable dans notre métier (connaissances, savoir, technique…) et qu’il permet de tirer les choses vers le haut.