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Voici ci dessous l’interview de SKWAK publiée dans le magazine Advanced Creation.
Figure de la création Française incontournable depuis plusieurs années et solicité un peu partout dans le monde, Skwak s’est prêté au jeu des questions réponses avec simplicité, sans artifice et en allant à l’essentiel. Découvrez l’univers souvent déjanté de ce talentueux créateur prolifique.
THOMAS GAYET > Parle nous un peu de toi et de ton parcours, universitaire ou autodidacte ?
SKWAK > Skwak, j’habite Lille et je suis illustrateur. J’ai un parcours universitaire ( DESS Art et Com) mais je me considère plus comme autodidacte en ce qui concerne l’illustration.
TG > Pour quelles raisons as tu décidé de te lancer dans la création et à quel moment ?
SKWAK > Je pense que je n’y ai jamais vraiment réfléchi, le dessin a toujours était naturel pour moi. C’est dans ce domaine que je m’épanouis le mieux, que j’arrive le mieux à m’exprimer. Je travaille comme indépendant depuis 5 ans maintenant (avant je bossais en agence).
TG > Lorsque tu commences une nouvelle création, quelle est l’approche que tu privilégies ?
SKWAK > Cela dépend si c’est une création perso où une commande d’un client. Pour une perso , j’écris beaucoup pour développer l’histoire que je veux raconter, ça peut me prendre 1 ou 2 semaines avant de me lancer véritablement dans la création pur , le temps d’avoir une ligne directrice et presque tous les personnages principaux de l’histoire. En ce qui concerne les commande clients, ça dépend du degrés de liberté qu’on me laisse. c’est un processus assez classique comme tous les illustrateurs (brief, proposition, correction, validation).
TG > Tu bosses dans une agence ? En free ? Dans un collectif ? Pourquoi ?
SKWAK > En indépendant (sans agent). Pour le moment c’est une façon de travailler qui me convient totalement. Je bosse très régulièrement aussi comme illustrateur pour une agence aux États Unis (Jess3) mais pas en tant que skwak (de l’illustration plus classique)..
TG > Quels sont tes projets pour les mois qui arrivent ?
SKWAK > Pas mal de trucs :
- J’ai 4 teeshirts chez Cookies ‘n’ cream qui devraient sortir dans très peu de temps et 1 teeshirt avec Owlmovement.
- Je prépare une expo collective chez Addict gallery.
- Je vais sortir 2 nouvelles sérigraphies.
- Une montre chez Vannen.
- Une nouvelle illustration pour livre sur les jeux vidéo.
- Une série de Mini maniac (qui prend un peu de retard..)
- Un Dunny 8 inch chez kidrobot et depuis quelques jours j’ai collaborer avec Tribbes pour sortir une housse pour iPhone.
- Et bien sûr d’autres projets secrets. Skwak et Jess3……
TG > Si tu n’avais pas travaillé dans le milieu de la création, qu’est ceque tu aurais fait ?
SKWAK > La psychiatrie sans doute.
TG > A quoi ressemble une journée de «SKWAK» ?
SKWAK > Classiquement je passe ma matinée a bosser pour l’agence aux État unis ou répondre à tous mes emails (les interview en retard ) et l’après midi je la consacre plutôt à mes créations persos. Tout ça en fonction de mon inspiration. Ensuite quand tout ça est fini ou quand j’en ai vraiment assez je vis ma vie de famille avec ma femme et mon fils.
TG > Quels artistes t’inspirent le plus ? ou à défaut ou puisses tu ton inspiration pour réaliser de nouvelle créations ?
SKWAK > Je ne m’inspire pas vraiment d’artiste, parfois j’ouvre quelques livres (Jérôme Bosch ou Keith Haring) pas vraiment pour m’inspirer mais pour me relancer quand j’ai le syndrome de la page blanche. Ces deux artistes me donne vraiment envie de bosser. Mon inspiration je la puise un peu partout. Je ne la cherche pas forcement, ça me tombe dessus, un article dans un journal,dans un magazine, une photo sur internet ou une vidéo . Je note l’idée et quelques semaines après je vois si elle me convient toujours, je me l’approprie je la transforme et avec toutes ces idées je crée des histoire dans le “maniac world” en essayant d’avoir un discours cohérent dans le fond et sur la forme !
TG > Quel regard portes tu sur ton travail et sur la création au sens large ?
SKWAK > Si j’avais assez de recul pour avoir un regard clair sur mon travail je pense que j’aurai passé une étape crucial. Je suis toujours entrain de chercher de nouvelles idées sans trahir mon style. D’évoluer. En ce qui concerne la création je suis comme toi je regarde autour de moi ce que les autres font. Je suis un spectateur, pas vraiment un critique.
TG > Quels sont les morceaux de musique que tu écoutes en ce moment ?
SKWAK > En ce moment même j’écoute Wave Machines et Atlas Sound.
TG > Quels «conseils» donnerais tu à des artistes qui démarrent ou qui voudrait suivre cette voie ?
SKWAK > Je ne suis pas vraiment légitime pour donner des conseils. La seul chose que je pourrais dire c’est: “Bon courage !”



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Éric Collet est un graphiste qui a déjà souvent fait parler de lui sur Artskills.
Instinctif et pertinent dans le propos, il produit depuis déjà 6 ans de belles images et génère des communications visuelles qui se démarquent des modes et des tendances.
Il soigne la typographie et aborde le design graphique comme il se doit, une solution personnelle à une problématique donnée.
À l’occasion d’une mise à jour de son site et beaucoup de nouveaux travaux à découvrir, Artskills vous propose une interview du bonhomme. Nous avons abordé avec Éric son parcours, sa vision du travail de graphiste, ses méthodes et ses projets.
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Salut Éric, peux tu te présenter brièvement ?
Salut ! Je suis designer graphique indépendant à côté de Rennes, en Bretagne. Ma spécialité est la conception de communications culturelles. À côté de mon activité de créateur visuel, je suis également musicien.
Quelle formation as-tu ? Comment as tu mis un pied dans l’illustration, la typographie et le design graphique ?
J’ai d’abord passé un bac. STI arts appliqués, à Tréguier (22). C’est là que j’ai commencé à découvrir ce qu’étaient l’art et le design. Ensuite, je suis parti en BTS communication visuelle à Marseille. Vu que j’étais déjà allergique aux cours à 17 ans, l’idée de suivre des études supérieures professionnalisantes en seulement 2 ans me convenait bien. Et même si j’étais très critique vis-à-vis de l’enseignement, je dois avouer que c’est en BTS que j’ai développé ma passion pour le graphisme, et plus particulièrement pour la typographie. Je me souviens notamment de ma découverte des travaux de Neville Brody et de David Carson lors d’une sortie au mois du graphisme d’Echirolles… Examens en poche, j’ai ensuite intégré LMX, une maison d’édition marseillaise développant des projets d’art contemporain traitant de problématiques liées au monde urbain. J’y étais designer responsable de projets éditoriaux et des nouvelles technologies. C’était un poste très intéressant, enrichissant. J’en profite d’ailleurs pour saluer Laurent Malone, artiste photographe et fondateur de LMX. J’y suis resté un an, après quoi, fort de cette expérience, je suis parti à Rennes pour me lancer en freelance.

Tu travailles en tant que free-lance depuis maintenant 6 ans, comment fais-tu pour trouver du travail ? Peux-tu nous faire un bref retour sur ces années ?
Tout est allé très vite. Mon tout premier travail en indépendant a été un succès. Et tout a découlé de cela… C’est l’effet boule de neige !
J’avais conçu et réalisé l’identité visuelle et le site web de l’Epicerie, un petit lieu culturel pluridisciplinaire marseillais. Assisté par un programmeur, le site que j’avais développé était entièrement en flash dynamique. Il s’agissait d’un bandeau/logo de plusieurs mètres de long autour duquel l’internaute se baladait pour passer d’une rubrique à une autre. À ma grande surprise, le portail Créabook communiqua sur ce site au sein de sa newsletter. Ce qui me rapporta de nombreux contacts et un client avec lequel je travaille toujours. Mais le plus étonnant fût lorsque la directrice de la communication du Merlan me téléphona. L’équipe à la direction de la scène nationale marseillaise avait remarqué mon travail pour l’Epicerie. C’est ainsi que le Merlan me commanda sa nouvelle identité visuelle et me confia la conception graphique de tous ses supports de communication. Cette identité rose, bien qu’ayant été remaniée par d’autres designers depuis, couvre d’ailleurs toujours les murs de la cité phocéenne aujourd’hui.
Un commanditaire en appelant un autre, mon portfolio s’est donc très rapidement rempli de références qui m’ont aidé à me faire connaître dans divers réseaux. J’ai donc eu la grande chance de ne jamais avoir à démarcher activement pour trouver du travail. Mine de rien, une scène nationale, ça aide !
D’où vient ton inspiration ? Pourrais-tu nous décrire ton processus de création « type », si tu en as un ?
Je fonctionne énormément par visions. Ce sont des sortes de pré-visualisations de projets finalisés. Je n’arrive d’ailleurs jamais à atteindre la perfection de ces images, qui sont presque de l’ordre du génial au moment où je les imagine. C’est frustrant ! C’est comme si je n’avais qu’un vague souvenir de ce que j’ai moi-même créé…
Généralement, ce n’est pas lorsque je planche sur un projet que j’ai une idée, mais quand je n’y pense plus. La notion de recul est donc très importante dans mon travail. Je n’ai jamais de bonnes idées devant mon écran. Certains avancent par tâtonnements. Moi j’en suis incapable. Mes projets sont toujours finis avant même que je ne commence à les réaliser.
Je tire mon inspiration de tout ce qui m’entoure. De choses souvent insignifiantes pour d’autres. Les revues de graphisme, par exemple, ne m’inspirent pas forcément. J’ai l’impression que la seule façon de faire du design graphique intéressant consiste à ne pas vouloir faire du graphisme. Le simple rapport texte/image m’ennuie… J’aime quand le texte n’en est pas, quand l’image n’en est plus une. C’est pourquoi je m’inspire peu du graphisme, mais plutôt des autres champs d’expérimentation artistique. Comme si j’avais besoin d’éléments rapportés pour nourrir mes créations, ou besoin de créer des passerelles, d’effacer les frontières entre les domaines de création. Du coup, j’ai appris à me poser des cadres très strictes afin de mieux pouvoir partir dans tous les sens, tout en canalisant mon élan créatif. Je pense qu’il faut savoir transgresser les règles et prendre des risques pour sortir du conventionnel.
Si j’avais un processus de création type à décrire, je dirais qu’à partir de 2 ou 3 mots-clés synthétisant les idées les plus fortes d’un cahier des charges, je vais piocher des références dans tous les domaines de création pour ensuite les confronter les unes aux autres, afin de faire sens et de provoquer ma créativité.
Quel est pour toi le travail idéal, le client idéal ?
Le client idéal est pour moi une personne qui me fournit un cahier des charges cohérent et réaliste, qui est en mesure d’être réactive, et qui débloque les moyens (délais + budget) nécessaires au bon déroulement de notre collaboration. Mais toutes ces conditions ne sont que rarement réunies. Heureusement, on peut souvent obtenir beaucoup de choses à force de discussions et en usant d’un peu de pédagogie.
Le travail personnel ne pose pas ces contraintes. Mais le combat avec les clients me manquerait si j’arrêtais de répondre à des commandes !

Quel est le projet dont tu es le plus fier et pourquoi ?
J’apprécie toujours “Happy new war”, parce que je le trouve simple, efficace et intemporel.
Mais tant qu’à parler de fierté, le projet qui a le plus flatté mon ego est la couverture du hors-série 2006 d’Idpure.
Lorsque j’ai reçu l’appel à projet pour le concours de création de couverture du magazine suisse qui avait pour thème quelque chose du genre “points de vue sur le graphisme”, j’ai tout de suite eu envie de témoigner de mon positionnement en tant que créateur. Un-peu comme si j’avais répondu à cette interview en une seule phrase. Cinq minutes plus tard, je numérisais mon slogan “L’art ne sert à rien, regardez plutôt la télé” écrit au marqueur noir sur une feuille blanche, et je l’envoyais à Idpure.
Après avoir examiné plus de 250 projets, dont des illustrations très léchées, c’est mon propos qui a retenu leur attention. Justement parce qu’il s’agissait d’une réelle prise de position. Un-peu gêné par le côté brut de l’écriture au marqueur noir, le magazine m’a même envoyé plusieurs propositions de couleurs afin de rendre mon travail plus “graphique”…
Morale de l’histoire : dans “propositions”, il y a “propos”. Et je fais en sorte de ne pas l’oublier.

C’est très pertinent. Justement, comment abordes-tu alors la relation du designer graphique avec son commanditaire ? Imposes-tu tes idées ou restes-tu souple ? Vas-tu jusque au clash pour imposer une idée ou au contraire fais-tu partie de ceux qui mettent de l’eau dans leur vin ?
Au fur et à mesure, j’ai appris à me protéger en cadrant les relations de travail et en étant pédagogue avec les commanditaires. Pour commencer, je ne propose rien tant que nous n’avons pas validé ensemble le cahier des charges. Ensuite, viennent les premières recherches sous forme de pré-maquettes. À ce moment-là, le client doit en choisir une. Si rien ne lui plaît, il est libre de m’en commander d’autres. Je n’impose rien. Par contre, mes créations ne doivent pas être remodelées à tort et à travers. De légères modifications sont bien sûr possibles, à partir du moment où elles ne nuisent pas au concept ou à l’efficacité de la proposition. Je refuse également de mixer 2 propositions différentes. Trop d’idées tue l’idée ! Aussi, chaque avancée du projet est officiellement validée, pour éviter les retours en arrière imprévus.
Il m’est déjà arrivé d’aller jusqu’au clash. Concrètement, cela arrive lorsque le commanditaire finit par se prendre pour un directeur artistique et en vient, par la même occasion, à me confondre avec un exécutant. Dans ce cas, je lui fais remarquer qu’il s’est trompé de prestataire et que, sauf changement de positionnement de sa part, il vaut mieux en rester là.
Veux-tu bien nous dire un mot sur le PDF que l’on trouve sur ton site, celui à l’attention des graphistes et commanditaires ?
En un mot, il s’agit d’un document informatif édité par l’AFD (Alliance Française des Designers) qui explique en quoi les appels d’offres non rémunérés affectent le marché du graphisme. Me battant pour la revalorisation de la profession de designer graphique en France, j’ai choisi de le diffuser. Je vous invite donc à le télécharger pour le lire.
Mon projet “Low-price works kill designers”, que vous avez présenté sur Artskills, traite également de ce sujet.

Quel est ton outil de création privilégié ?
Mon cerveau !

Le métier de graphiste se déroule dans un monde de plus en plus dématérialisé. Tu travailles seul, quid de la relation humaine ? Quelle est son importance dans ton travail ?
Les relations humaines tiennent une place très importante dans mon travail. J’ai beau travailler seul, je suis sans cesse en train de discuter avec mes collaborateurs. Nous vivons certes dans un monde dématérialisé, mais les avancées technologiques, bien que nous éloignant, permettent également de combler la grande distance qui nous sépare parfois. Après, il y a des pièges dans lesquels ils ne faut pas tomber. Les e-mails et le chat, par exemple, bien qu’améliorant grandement nos conditions de travail, forment une sorte de royaume du quiproquo. C’est pourquoi il me semble nécessaire de faire des points téléphoniques réguliers, pour caler les choses. Par contre, rien ne m’oblige à rencontrer mes collaborateurs pour être efficace. Je n’ai d’ailleurs jamais rencontré certains clients, et nous continuons à travailler ensemble.
As-tu l’angoisse de la page blanche ? Et si oui, comment gères-tu ?
Non. Par contre, j’ai l’angoisse du choix !
“Ça c’est pas mal… Ça ça fonctionne bien aussi… Et celui-là : il est efficace ! … Et celui-là ? Aaaaahhhhh !!! Mais il faut que je n’en envoie que 2 !”
C’est horrible…
Tu viens d’un univers assez rock (tu es breton, c’est presque un pléonasme, remarque ! NLDR). La musique, c’est important pour être designer graphique ?
De nombreux designers graphique sont également musiciens. Ce n’est effectivement pas un hasard. Tout est lié.
Pour faire la différence, les groupes étendent leur projet artistique à d’autres domaines de création que la musique. La musique est - et sera - donc de plus en plus visuelle. C’est ainsi que des univers complets se créent. On tend de plus en plus vers la notion de design global, d’oeuvres pluridisciplinaire. On peut dire aujourd’hui d’une image qu’elle est rock. C’est bien la preuve que la musique ne s’arrête pas au son.
Il est donc évidemment plus simple de travailler avec une scène des musiques actuelles ou un festival lorsque l’on est au quotidien bercé dans cet univers, lorsque l’on a les mêmes références. On peut ainsi facilement jouer avec les codes communs à toute une sphère de personnes, qui ne sont autre que le public que l’on cherche à toucher. Les échanges en sont tout de suite simplifiés, et nous allons droit au but.
D’ailleurs, je n’ai pas cherché à me spécialiser dans le graphisme musical. Cela s’est fait tout seul. J’ai été démasqué !

Tu multiplies les projets divers, dans des domaines très variés : tout d’abord, peux-tu nous dire un mot sur ta collaboration graphique avec Stéphane Bucco (dont nous avons parlé ici) ?
Stéphane et moi nous envoyions des e-mails de temps à autre. La plupart du temps, nous nous faisions des fleurs à chaque fois que nous redécouvrions le portfolio de l’autre. Jusqu’au jour où nous nous sommes tout simplement dis qu’on pourrait essayer de travailler ensemble. Je suis donc allé le voir à Grasse (près de Cannes). On a fait plus ample connaissance, échangé 2-3 idées et décidé du nom “stéphane bucco VS éric collet”. De retour au studio, je nous ai dessiné un petit logo, et c’était parti ! Quelques semaines après, on concevait la communication de MaMA - the international professional event, organisé par le Printemps de Bourges.
Par contre, étant donné que nous sommes très occupés tous les deux, nous n’avons pas réellement eu le temps de développer notre association ni de travailler sur de nombreux projets ensemble.
le portfolio de Stéphane : www.sockho.com

Ensuite, tu lances ton projet musical solo, Mess Zero…
Oui. Je me suis bien éclaté dans les groupes dans lesquels j’ai joué, mais j’avais cette envie de jouer mes propres compos depuis longtemps. Même si j’étais libre de participer à l’élaboration des morceaux dans ces formations, je restais toujours frustré par le principe du consensus. J’avais l’impression de passer à côté de mes propres idées. Du coup, j’ai fais le grand saut ! Ou du moins, je suis en train de le faire.
L’avant-projet de Mess Zero est en ligne sur www.messzero.com . Il s’agit de pré-maquettes que j’ai réalisé afin de poser l’esprit du groupe. L’univers est plutôt apocalyptique. Les répétitions sont en train de commencer. Alors, comme le dit le myspace : wait and see what happens!
Et j’ai hâte de travailler sur les visuels du groupe !
Tu t’attaques au stylisme, avec l’intelligent projet de la Sock-tie.
Je m’y attaque très doucement… Intelligent ? Je ne sais pas…
J’ai surtout décidé - il y a un an, que les idées que je trouvais bonnes ne devaient pas se cantonner à traîner dans un coin de ma tête ou sur un bout de papier. C’est pourquoi j’ai mis du coeur à l’ouvrage pour présenter cette création. Les retours sont positifs, mais je n’ai malheureusement pas eu le temps de démarcher suffisamment pour développer le projet. J’ai reçu des propositions, mais rien de bien sérieux. J’en profite pour lancer un appel (qui sait ?) : je suis à la recherche d’un(e) couturier(e) intéressé(e) par le projet !
J’ai également l’idée d’une collection entière de prêt à porter. Mais à l’allure où j’avance, ce sera pour 2050…

En plus de tout ça, tu animes des workshops et tu enseignes la créativité dans une école supérieure de graphisme en 2009. Veux-tu nous expliquer ça ? La créativité, ça s’enseigne ?
Le cours s’intitulait effectivement le cours de “créativité”, mais je n’ai pas eu la prétention d’apprendre aux étudiants à créer. Cela aurait d’ailleurs été impossible. Disons que ce cours consistait à regarder le graphisme d’un autre oeil. Je posais des problématiques obligeant les étudiants à reconsidérer leurs acquis, leurs fondamentaux. En 6 mois d’atelier ils se sont donc retrouvés à se poser des questions sur le rôle du designer graphique dans la société, à communiquer par le vide, à prendre en photo leur création dans son contexte d’affichage pour témoigner de son impact, à inventer de nouveaux supports de marketing alternatif, etc. Je les ai également poussé à créer des passerelles entre les domaines, en s’inspirant de la musique, de la mode, en jouant avec les codes propres à chaque disciplines. C’était vraiment intéressant. Mais j’ai dû arrêter, faute de temps.
Cette année, je vais plutôt essayer d’animer quelques workshops dans les écoles supérieures de graphisme.
As-tu d’autres projets à venir ?
Oui, mais rien d’encore très précis pour l’instant. Et puis il faut d’abord que je m’occupe des projets en cours. Je ne souhaite pas me disperser.
Une dernière question, quels sont tes héros et pourquoi ?
Ceux qui ont lu cette interview jusqu’au bout !
Parce que ce sont des gens bien !
Éric, merci beaucoup d’avoir bien voulu répondre à nos questions. Je te laisse le mot de la fin !Mes projets personnels s’articulent toujours autour d’une pensée, d’une phrase.
SHUT UP AND SHOUT! est mon expression du moment.
Et merci à Artskills !
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Éric Collet : www.ericcollet.com


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Voici ci dessous l’interview de Sophie Griotto qui a été publiée dans le magazine Advanced Creation numéro 16.
C’est avec grand plaisir que ce nouveau numéro de Advanced creation vous présente une artiste française passionnée de dessins et d’illustrations qui ne sort jamais sans sa tablette Wacom. La féminité tient une place essentielle dans le travail de cette créatrice. A l’affût des moindres silhouettes ou attitudes qui nous caractérisent, elle retranscrit ce qu’elle voit partout avec talent et toujours signé d’un coup de patte immédiatement identifiable.
THOMAS GAYET > Parle nous un peu de toi et de ton parcours, universitaire ou autodidacte ?
Sophie Griotto > Je suis illustratrice et roughman publicitaire. J’ai 33 ans je suis née à Alès dans le gard. C’est d’abord en suivant les ateliers d’arts plastiques dès l’âge de 5 ans que j’ai développé le travail de la matière et de la couleur.
Après un bac « arts plastiques », je poursuis mes études dans les arts appliqués à Nîmes puis Toulouse où j’obtiens mon BTS de communication visuelle.
C’est par la suite que je me suis informatisée. J’utilise les logiciels de manière autodidacte, j’avoue que c’est un peu du « bidouillage».
TG > Pour quelles raisons as tu décidé de te lancer dans la création et à quel moment ?
SG > J’ai eu la chance d’avoir toujours su ce que je voulais faire, mais je n’étais pas spécialement inspirée par le luxe et la pub. En revanche «la femme» s’est imposée très vite comme sujet favoris.
Stagiaire chez Publicis Conseil à Paris, c’est dans ce cadre que je m’exerce au rough et au story-board. Il m’a fallu travailler la rapidité et l’efficacité du trait et pour ne rien vous cacher ; la gestion du stress !
Et puis dans cette agence j’ai pu contempler la « publicitaire parisienne » encore plus inspirante que la parisienne !!! Tailleur couture, roulant en « Coccinelle New Beattle » couleur vert-pomme. Le déclic s’est fait à ce moment là. Mon regard de non-parisienne m’a permis d’observer avec recul ce monde là.
TG > Si tu n’avais pas travaillé dans le milieu de la création, qu’est ce que tu aurais aimé faire ?
SG > Je me serais certainement dirigé vers une autre voie artistique, le théâtre ou la musique. J’aurais pu aussi me diriger vers l’impression textile car la création de tissus m’inspire beaucoup. Je suis née dans une famille d’artistes, je ne pense pas que j’aurais envisagé un métier sans création.
TG > Tu bosses dans une agence ? En free ? Dans un collectif ? Pourquoi ?
SG > Je travaille en free-lance, dans mon atelier. J’ai un agent artistique ; Caroline Maréchal, qui fait le lien depuis mon départ. Car après 10 ans de vie parisienne, je me suis installée dans le sud de la France.
TG > Quels sont tes projets pour les mois qui arrivent ?
SG > Actuellement, je suis en congé maternité. Je profite au maximum de mon bébé et de mon plus grand, mais aussi, je l’avoue, d’un certain recul que cette pause me permet d’avoir et qui, j’espère, va me permettre de me renouveler.
Pour ma rentrée il y aura peut-être une suite pour la campagne Swatch. Les toiles digigraphiques de mes illustrations sont exposées à partir de ce mois-ci au BHV après un passage aux Galeries Lafayettes.
J’ai aussi l’opportunité d’illustrer des livres pour enfants, c’est tout nouveau pour moi mais cela faisait longtemps que j’y pensais.
TG > Quel regard portes tu sur ton travail et sur la création au sens large ?
SG > C’est difficile de parler de son travail, je n’ai pas de recul. Je ne suis pas une artiste engagée, je dessine souvent des instants de vie plutôt heureux. Je pense que l’artiste doit savoir se renouveler rapidement tout en gardant son écriture. Le web est aujourd’hui si riche en image que le regard de l’internaute est de plus en plus initié et critique sur le design, la décoration, le stylisme, l’art. Aujourd’hui, n’importe quelle personne peut découvrir un artiste Australien ou Japonais. Les artistes ont une vision globale de ce qu’il se fait de mieux dans le monde et bénéficient d’un retour direct sur leur propre travail grâce aux forums et aux blogs.
TG > A quoi ressemble une journée de «SOPHIE» ?
SG > J’ai mon atelier chez moi, dans le sud de la France, et je remonte sur Paris régulièrement pour des briefs. Je démarre la journée comme beaucoup de personnes en répondant à mes mails devant un café. Avant de commencer une création je prépare un board de tendances, j’y punaise tous les échantillons de tissus, photos d’ambiance, couleurs découpées dans les journaux, des croquis d’intentions. Bref toutes choses qui puissent m’inspirer. Je surfe pour trouver les tendances du moment, j’écoute beaucoup la radio et la musique. Je reçois des briefs par téléphone ou par webcam. Je crayonne, et crée mes tissus à l’encre sur papier. Je scanne et je reprends le tout sur tablette graphique.
TG > Quels artistes t’inspirent le plus ? ou à défaut ou puisses tu ton inspiration pour réaliser de nouvelle créations ?
SG > Beaucoup d’illustrateurs, comme Izak, Tadahiro Uesugi, Yoshitomo Nara, mais aussi Matisse, Miro et les peintres Nabis.et puis Gruau mais il y en a d’autres. Dans la vie de tous les jours ; j’observe, je relève souvent l’attitude ou la démarche d’une personne, mais aussi son expression de visage…le sourcil relevé, le placement des épaules, le poigné cassé sont autant de détails qui accentuent une personnalité…
Les photos, les magazines, la mode, la déco, le web, sont, non seulement, de la documentation mais aussi une réelle source d’inspiration.
TG > “La vie sans création”, cela voudrait dire quoi pour toi ?
SG > Je n’ai jamais imaginé la vie sans création. Mais cela signifierait être libérée d’une certaine anxiété. Et si je ne recherchais pas perpétuellement le « nouveau » j’aurais certainement plus de temps pour les miens.
TG > Quels “conseils” donnerais tu à des artistes qui démarrent ou qui voudrait suivre cette voie ?
SG > De réaliser en projet personnel sa commande idéale, qui donnera le ton pour la suite des évènements. De prospecter avec de belles impressions papier (cela parait anodin mais c’est devenu tellement rare que les futurs clients apprécient). Savoir s’adapter à la demande du client tout en restant en accord avec soi-même et proposer toujours une version plus personnelle et plus risquée au client. Enfin, préparer une planche de tendances avant chaque projet permet d’éclaircir les idées.
TG > As tu une anecdote à nous racontez sur un de tes travaux ?
SG > J’ai débuté mon métier en dessinant avec des outils traditionnels (crayons et encres) directement, en « live », dans les agences de pub. Il m’est arrivé de passer une partie de la nuit dans une agence, le directeur artistique, terriblement pointilleux, me demandais de recommencer mes images de story-board (pour un shampoing qui le valait bien) pour des détails d’une mèche de cheveux a déplacer de 2 mm à gauche. Le lendemain j’y retournais, pour redessiner entièrement le board. Cette fois-ci le client avait tardivement décidé que la fille devait être blonde. La réunion n’avait pas été décalé. Le D.A scannait les images au fur et à mesure après les avoir au préalablement séché au sèche cheveux. Aujourd’hui, évidemment je gagne beaucoup de temps avec Photoshop, Painter, ma palette graphique et bien sûr avec internet. Le métier a changé et mes nuits aussi.pour moi, cela a été très formateur. Il m’arrive encore de travailler « sur place », en agence, mais je ne me déplace plus sans ma Wacom.
TG > Pour parler un peu d’actualité, quel est ton avis sur la crise économique ?
SG > Je reste confiante, je pense que l’illustrateur possède un atout. Payer un photographe, un mannequin, une styliste, un maquilleur et louer un studio, est fortement onéreux pour une publicité. La force de l’illustrateur, ou du graphiste, est justement de regrouper tous ces métiers en un seul pour créer une image.
Aujourd’hui, les supports ont changé. On dispose, désormais, de vrais commandes d’illustrations pour des sites internet. Les clients contactent de moins en moins les agences de communications et s’adressent directement à l’agent ou à l’illustrateur.
TG > Un dernier mot que tu voudrais partager ?
SG > J’ai l’impression dans cette interview d’avoir fait l’apologie d’internet mais c’est vrai qu’il y a eu un avant et un après, depuis 5 ans je dirais. Je ne lâche pas pour autant mon crayon, ma peinture et mes encres. Je garderai toujours un lien particulier et irremplaçable avec ces outils. Cela me permet aujourd’hui de me ressourcer et de me renouveler



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Voici ci dessous l’interview de “ELROY” aka Damien Vignaux publiée il y a quelques temps dans le magazine Advanced Creation.
“Elr°y” est un de ces créateurs Français qui aime varier les styles et les supports. A l’aise dans des univers opposés, passant d’un style “kawaï” à un univers “dark et torturé” en effectuant juste une pirouette sur son arsenal de connaissances théoriques et sur son talent inné. Multi-facettes, exigeant et humble, un personnage attachant que vous allez découvrir dans l’interview de ce nouveau numéro de Advanced Creation.
THOMAS GAYET > Parle nous un peu de toi et de ton parcours, universitaire ou autodidacte ?
DV > Je m’appelle Damien aka elr°y, originaire du sud de la France je viens de m’installer à Berlin. J’ai un parcours universitaire assez long qui m’a donné des armes plus théoriques et méthodologiques que vraiment pratiques (une prépa Normale Sup’ design industriel, une maitrise Arts Appliqués et un DEA plus orienté audio-visuel). Tous les logiciels avec lesquels je bosse aujourd’hui je les ai appris seul. Je pense que se confronter à des problèmes techniques quand tu essaie d’atteindre le résultat dont tu rêves est le meilleur moyen d’apprendre : un besoin, une solution !
TG > Pour quelles raisons as tu décidé de te lancer dans la création et à quel moment ?
DV > J’ai toujours dessiné, sculpté, peint, créé etc… donc il n’y a pas eu de moment où j’ai «décidé» de m’y lancer. Par contre il y a eu un moment charnière important ou, les opportunités se multipliant, je me suis dit que je pourrais raisonnablement en faire un métier, une carrière. J’étais en milieu d’études et j’avais de plus en plus de contacts pour du web, du logo, ça commençait a buzzer et je me suis fait mon carnet d’adresse tranquilement de telle sorte qu’une fois fini mon DEA, je me suis naturellement déclaré à la maison des artistes pour facturer proprement et j’étais lancé sans même avoir à passer par les cases stages ou agences.
TG > Lorsque tu commences une nouvelle création, quelle est l’approche que tu privilégies ?
DV > Ça dépend du support, et aussi de mes influences ou envies du moment. Je peux avoir un regard neutre ou extrêmement orienté. Par exemple des fois je sais d’avance que j’ai très envie de produire dans tel ou tel style ou en expérimentant telle ou telle technique donc je vais tout faire pour justifier mes propositions dans le sens qui m’intéresse. je suis un grand consommateur d’images et d’influences. Mais la plupart du temps je me pose avec mon carnet de croquis et je commence a gribouiller en réfléchissant a des thèmes, des formes, des micro-narrations, des accroches, des valeurs, des mots-clés… jusqu’à ce que se forme dans ma tête l’image d’un projet sur lequel je sais que je prendrai du plaisir.
TG > Tu bosses dans une agence ? En free ? Dans un collectif ? Pourquoi ?
DV > Je suis freelance et en ce moment, je bosse seul sauf si les projets sont trop gros pour moi. J’ai travaillé un temps avec Neopen, avec qui on avait le studio Incog. sur Toulouse. Depuis peu on suit des ambitions différentes, lui à Londres et moi à Berlin, ce qui est plutôt riche et cool. Je ne doute pas qu’on aura l’occasion de retravailler ensemble sur des gros projets ; on a des approches très complémentaires et des savoir-faire intéressant à combiner. Mes projets les plus cools et les plus aboutis je les ai fait avec lui. A côté de ça je vais aussi de la vidéo et des D/VJ sets dans le collectif Bisou GTi avec mes amis toulousains DLid et Humanleft.plusieurs, et surtout on travaille en passant du bon temps, que demander de plus
TG > Quels sont tes projets pour les mois qui arrivent ?
DV > J’essaie de rentrer plus de projets vidéo. J’ai un gros travail événementiel dont je ne peux pas trop parler, mais dans la veine de celui que j’avais déjà fait à Bregenz en Autriche en Septembre dernier : des animations et du live vidéo sur un set-up de 36 écrans avec des résolutions différentes, un truc assez dément. Là je bosse sur de la projection monumentale et du mapping à une échelle incroyable, plus de 100 mètres de projection. Il faudra passer sur mon site cet été pour voir le projet fini ! J’écris aussi un projet de documentaire sur la culture électronique autours de la ville de Berlin pour pouvoir faire de la vraie réal et revenir vers le clip vidéo avec de nouvelles armes, et toujours avec ça je fais des DA de festivals, pas mal de pochettes de disques, du logo… Je continue les DJ sets à travers l’europe pour m’aérer le week-end et je prépare deux concepts d’expo : un solo show en Belgique à la rentrée, et une release de toy tiré de mon univers d’illustration, magnifiquement sculpté par mon ami Yomek! de l’étonnant collectif Jean Spezial. Ces types font tous un travail hallucinant de densité et de qualité.
TG > Quel regard portes tu sur ton travail et sur la création au sens large ?
DV > Moi je me vois plus comme un graphiste qu’un artiste, je veux dire par là que j’aurai jamais la prétention de ré-inventer le design. Je suis un artisan, j’espère que ce que je produit est en accord avec l’époque, ma culture, mes influences… je me laisse porter de projets en projets et j’aime bien prendre des risques en changeant de support, d’esthétique, de moyens ou de types de clients. La création actuelle est riche et super stimulante, j’essaie de men nourrir et de prendre position par rapport à ce que je vois, je pense avoir l’éducation et la culture pour trier ce qui marche et ce qui marche moins et à partir de là je fais ma cuisine !
TG > A quoi ressemble une journée de «ELR°Y» ?
DV > Une journée d’elr°y ne ressemble à aucune autre journée d’elr°y et c’est ça qui est bien ! J’aime beaucoup travailler la nuit parce que je suis seul avec mes projets et j’adore bosser jusqu’à épuisement, jusqu’à ce que je me sente vraiment sec et là je vais me coucher défoncé mais content. La journée j’ai toujours mille rendez-vous, coups de fils, mails, des propositions… donc je bosse mais forcément moins efficacement. Quand tu es freelance tu n’es pas que créateur, tu es aussi ton agent, ton comptable… donc la journée entre les créas qui avancent je fais tout ça aussi, du mailing, des budgets, des devis… par contre le soir quand je bosse je bosse !
TG > Quels artistes t’inspirent le plus ? ou à défaut ou puisses tu ton inspiration pour réaliser de nouvelle créations ?
DV > Je regarde tout, tout le temps, partout, mais il y a quand même des artistes et des studios que je suis toujours de très près. Je vais te faire un top 3 artistes et un top 3 studio, plus ou moins imbriqués, parceque si je commence à énumérer la liste va être bien trop longue :
TOP 3 Artistes : Alex Trochut, Mario Hugo, Théo Gennitsakis
TOP 3 Studios : Hort, Non-Format, Serial cut
TG > «La vie sans création», cela voudrait dire quoi pour toi ?
DV > Juste impossible !
TG > Quels “conseils” donnerais tu à des artistes qui démarrent ou qui voudrait suivre cette voie ?
DV > On bosse dans un métier qui a deux facettes : la création et le relationnel. C’est important de n’en négliger aucune. T’as beau être le meilleur créa du monde, si personne ne voit ton travail tu finiras en artiste maudit. On a la chance d’avoir des outils de communication comme MySpace ou Facebook ultra simples à mettre en place et qui touchent un max de monde. Faut s’en servir, apprendre à communiquer et s’exposer, gagner en visibilité. Pour ce qui est des clients, je pense que la démarche la plus saine et la plus pérenne c’est le bouche à oreille : un client satisfait c’est trois plans qui tombent derrière. J’ai des clients que je garde d’années en année, comme les festival Panoramas par exemple et avec qui j’adore travailler. C’est aussi super intéressant de renouveler le même concept tous les ans et de voir les directions nouvelles que tu peux proposer !
TG > As tu une anecdote à nous racontez sur un de tes travaux ?
DV > Pour rebondir sur le principe de communication dont je parlais avant, j’ai peut-être une histoire personnelle qui illustre bien l’utilité de communiquer efficacement sur la manière dont on veut travailler. Quand j’ai ouvert mon myspace en 2006, le projet sur lequel je me concentrais était le groupe d’électronica/idm pour lequel je faisais un live vidéo : maéko. J’adore ce projet ambiant, très dense et narratif. A cette époque là, tout le monde croyais que j’étais quelqu’un de sombre et torturé parceque je ne montrais que ce genre d’images. Par la suite, j’ai choisi de plus mettre en avant mon travail d’illustration et mes personnages pour basculer un an plus tard vers la représentation inverse : on me pensait super kawai, street et frais ! Je pense qu’avec plus de maturité j’arrive maintenant à montrer que justement, ce qui est intéressant dans mon travail c’est l’étendue du spectre qu’on trouve entre ces deux extrêmes, et demain je peux tout aussi bien me lancer sur un bouquin pour enfants et dessiner des gamins habillés en fraise, que réaliser un clip flippant à la Martin de Turah pour un sombre groupe electro pop d’autistes finlandais…



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Voici ci dessous l’interview de Darkimey publié dans le numéro 13 du magazine Advanced Creation (Vous pouvez retrouver certaines de ses créations pour des posters mais aussi des customs de Skate , le tout sur Amkashop)
“Darkimey” aka Séréna Panelli est une artiste française touche à tout et “multi-cordes”. Peinture, dessin, collage, sculpture, création numérique, photographie, elle est passionnée d’art au sens large et son style mixe ses différents acquis. Cela confére à ses travaux une émotion et une identité particulière, un univers propre immédiatement identifiable. Découvrez vite cette créatrice ennivrante.
THOMAS GAYET > Décris nous un peu ton parcours, universitaire ou autodidacte ?
Séréna Panelli >Je dessine depuis toute petite.j’ai fait par voie de conséquence un bac arts-appliqués, un bts e.v.e.c, une formation de graphiste webdesigner.Comme c’est très difficile de trouver du travail dans les metiers de la communication et que j’avais envie de toucher un peu a tout, j’ai travaillée dans le théatre comme plasticienne pour «le phun» et comme illustratrice pour differents projets.Aujourd’hui je suis toujours a la recherche d’un emploi en tant que graphiste ou plasticienne et je continue de préparer mes expositions à côté.
TG > Pour quelles raisons as tu décidé de te lancer dans la création et à quel moment ?
SP > A la suite de mes etudes, j’ai essayé de trouver mon style graphique, mon identité visuelle, et de me présenter dans des galeries.je n’avais pas envie de travailler derriere un bureau, et de me sentir contrainte a faire de la publicité, à utiliser des codes visuels qui existent déjà pour mieux vendre.les perspectives de liberté crèatives dans des boites de communication sont très mince, à moins d’attendre de devenir le directeur artistique ou de monter sa propre boite.
TG > Lorsque tu commences une nouvelle création, quelle est l’approche que tu privilégies ?
SP > La spontanéité et l’intuition. Lorsque je fait mes symetries mon travail consite à utiliser des motifs végétaux et a les organiser entre eux de manière équilibrée.je prepare mes moitié de dessin et je suis surprise du resultat que ça donne lorsque c’est deployé en symétrie.il ya un coté ludique pour moi et de curiosité pour le lecteur, c’est inspiré du test de rorsha, ou chacun y voit quelque chose, un animal, un insecte….etc, c’est interactif.
TG > Tu bosses dans une agence ? En free ? Dans un collectif ? Pourquoi ?
SP > je bosse seule et chez moi, c’est encore le debut..Tout ce que je sais c’est que je ne veux pas etre cantonnée a faire une seule chose.j’aime passer du dessin ,à la peinture ,à l’odinateur, à la sculpture, à la photo puis bricoler des machines.Par exemple en ce moment je prépare une sculpture sonore inspirée des figures de chladni qui donnent une jolie clé de lecture pour mes dessins.A mon avis tout les arts sont reliés, et il faut toucher a tout les supports possibles pour faire des choses interressantes.
TG > Quels sont tes projets pour les mois qui arrivent ?
SP > Continuer mes expositions, mes experiences sonores et visuelles, apprendre a tatouer, et essayer de créer des bijoux en argent…et puis essayer de vivre de tout ça !
TG > Si tu n’avais pas travaillé dans le milieu de la création, qu’est ce que tu aurais fait ?
SP > Je dessine depuis que j’ai l’age de tenir un crayon, alors c’est difficile a dire, mais à choisir j’aurais faire quelque chose de social ou en rapport avec la nature.
TG > Quel regard portes tu sur ton travail et sur la création au sens large ?
SP > On est accablé d’informations visuelles tout les jours, la publicité dans la rue, la presse, la télévision ,souvent futile.Et il y a tant de gens qui font de belles choses artistiques, alors c’est interessant de créer pour délivrer un message,que ce soit beau, et puis d’arriver a proposer quelque chose d’un peu nouveau, en restant humble.La création c’est aussi travailler en équipe pour faire des grands projets.je reste facinée par le royal de luxe et ses marionettes monumentales, c’est un travail humain ou les aptitudes de chacun sont utilisées avec respect et dans un but commun, et puis c’est vraiment de la poésie a l’état pur.
TG > A quoi ressemble une journée de «DARKIMEY» ?
SP > Je gamberge toute la journée et toute la nuit a mes projets.en general je dessine la nuit et je ne dors pas tant que je n’ai pas finit .je fais tout d’une traite, parce que je suis impatiente et que je suis deja en train de penser a ce que je vais faire apres avoir finit ce que je commence.Le temps passe beaucoup trop vite, c’est flippant!
TG > Quels artistes t’inspirent le plus ? ou à défaut ou puisses tu ton inspiration pour réaliser de nouvelle créations ?
SP > Hundertwasser parce que c’est avant tout un vrai philosophe, quelqu’un d’amoureux de la nature ,de son impermanence et des hommes.Gaudi, klimt, soulage ,tout les gens qui ont fait des motifs foisonnants ou qui ont compris les vibrations de la couleur et du trait, et ceux qui ont travaillé sur le chamanisme,joseph beuys…etc
TG > «La vie sans création», cela voudrait dire quoi pour toi ?
SP > Ca ne peux pas exister, meme les animaux crée, je pense aux oiseaux paradisier qui construise des sculptures halucinantes de couleurs et de formes pour flatter l’oeil de leur prétendantes.Donc a défaut la création c’est la vie.
TG > Quels “conseils” donnerais tu à des artistes qui démarrent ou qui voudrait suivre cette voie ?
SP > De s’accrocher et de rester intègre.
TG > As tu une anecdote à nous racontez sur un de tes travaux ?
SP > J’ai fabriqué une sculpture en papier maché avec un kaleidoscope integré, seuls les enfants sont venus le consulter lors de la premiere exposition. Ils ont compris desuite ce que c’etait, et non pas eut peur de manipuler le prisme.les adultes ne regardent pas vraiment les details et sont habitué au panneau «ne pas toucher». Alors il faut leur mettre des panneaux partout et bien lisible pour leur donner ce droit.
TG > Pour parler un peu d’actualité, quel est ton avis sur la crise économique ?
SP > il ya toujours la crise! La pauvreté est partout encore et toujours.la futilité de l’argent, l’importance qu’on peut apporter a ce bout de papier est affligente.et en tant qu’artiste c’est d’autant plus difficile de mettre un prix sur ces oeuvres.c’est le moment redouté, alors souvent on fait en fonction des autres artistes, du prix que nous a couté le materiel, le temps qu’on y a mis.faut bien vivre, mais c’est vraiment quelque chose que je n’aime pas faire et qui me depasse.
TG > Un dernier mot que tu voudrais partager ?
SP > Il faut s’amuser.



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Voici ci dessous l’interview de GRAPHIC-TRAVELLING publié dans le numéro 11 du magazine Advanced Creation. (cliquez ici pour accéder aux créations disponibles sur amkashop)
“Travelling” aka François Leroy est un jeune créateur Français talentueux de 19 ans. Son style et sa technique ont évolués très rapidement depuis les 12 derniers mois pour aboutir aux résultats ci-dessous. Des créations à base de “mixed media”, mélangeant les éléments photographiques, vectorisés et crées directement dans photoshop pour donner naissance à univers riche et foisonnant.
THOMAS GAYET > Parle nous un peu de toi et de ton parcours, universitaire ou autodidacte ?
François Leroy > Je gribouilais des personnages et autres depuis tout petit sans m’être pourtant intérréssé à l’art en régle générale. Je voulais devenir déssinateur (mais de quoi ? je ne sais toujours pas). J’ai été orienté vers un BT Dessinateur maquettiste en fin de troisième ce qui m’a appris les règles fondamentales du graphisme et m’offrir un intêret particulier pour l’art, en milieu de cycle j’ai commencé mon initiation aux logiciels comme photoshop ou illustrator de manière autodidacte.
TG > Pour quelles raisons as tu décidé de te lancer dans la création et à quel moment ?
FL > Je me suis intérréssé à la création purement numérique il y a deux ans et demi environ au lycée (BT déssinnateur maquettiste), par la découverte de plusieurs artiste qui ont décidement dirtigés ma créativité vers le numérique. C’est à ce moment que j’ai eu le déclin, l’initiative de devenir «graphic designer». J’ai commencé à travailler sur mes créations il y a deux ans et c’est devenu une passion.
TG > Lorsque tu commences une nouvelle création, quelle est l’approche que tu privilégies ?
FL > Avant même de commencer quoique ce soit je privilégie soit le rendu coloré, soit la composition, soit le côté graphique. Un penchant vers l’un ou l’autre depend de mes gouts et de mon humeur . Il y a certains choses que je veux mettre en avant ou non selon la création.
TG > Tu bosses dans une agence ? En free ? Dans un collectif ? Pourquoi ?
FL > Alors je bosse dans une agence, en free et dans un collectif. L’emploi dans l’agence m’a été amené par un ami qui au départ m’employait en freelance pour plusieurs travaux dont il était satisfait, j’y travaille à mi-temps. Cela me permet de me consacrer à ma partie freelance auquel je tiens pour garder la diversité créative.
Pour le collectif, j’aime tout simplement faire partie d’un groupe de créateur venant de tous le globe et unis par la même passion. Cela aide en grosse partie a progresser.
TG > Quels sont tes projets pour les mois qui arrivent ?
FL > Mes futurs projets sont simplement de créer et toujours progresser. Dans les mois à venir je m’étendrai vers d’autres horizons comme la conception design d’intérieur que je suis en train de concrétiser.
Je pense aussi remagner et offrir une grosse mis à jour à mon siteweb d’ici peu mais ce n’est pas un projet en temps que tel.
TG > Si tu n’avais pas travaillé dans le milieu de la création, qu’est ce que tu aurais fait ?
FL > Trés trés dur à dire, depuis que je suis en maternel, je me suis mis à déssinner régulièrement, on m’a «formaté» à toujours faire quelque chose dans le mileu de la création et rien d’autre ne m’a jamais intérréssé. Quand j’avais quatre ans je voulais être pape pour l’anecdote alors que j’ai toujours été athé. Je me serais peut-être lancé dans le journalisme.
TG > Quel regard portes tu sur ton travail et sur la création au sens large ?
FL > Au sens large je n’aime pas ce que je fais et c’est pour moi une qualité qui aide constamment a progressé, lorsque je fini une création et que je suis fier pour les heures que j’ai passés dessus, je déchante trés vite quand je vois le travail de mes idoles créatives.
TG > A quoi ressemble une journée de «GRAPHICTRAVELLING» ?
FL > C’est mouvementé… Alors je me lève assez tot, je m’installe devant mon ordinateur avec un café et mon paquet de cigarette, je met sur clé quelques fichiers qui me serviront pour le travail auquel je fonce dans l’heure qui suit. Ensuite j’ai un peu moins que l’apres-midi de libre pour me lancer dans mes projets et enchainer les rendez-vous avec les personnes concernés, je vois ma douce en soirée et je me couche généralement assez tard pour me consacrer à mes loisirs et mes créations personnels.
TG > Quels artistes t’inspirent le plus ? ou à défaut ou puisses tu ton inspiration pour réaliser de nouvelle créations ?
FL > Les artistes qui m’inspirent le plus sont Peter Jaworowski, Mike et Pete harrison, Pawel Norbert et Craig Shield. Après je puise mon inspiration dans ce que j’aime en général, ça peut être un artiste ou autre.
TG > «La vie sans création», cela voudrait dire quoi pour toi ?
FL > Dans un sens se serait une vie où je m’en préoccuperait pas et où j’aurais d’autres chats à fouetter puique je ne connaitrais pas cela. Dans un autre sens ce serait sans expressions, sans vibrations, assez platonique à vrai dire
TG > Quels “conseils” donnerais tu à des artistes qui démarrent ou qui voudrait suivre cette voie ?
FL > Ne pas avoir peur des nuits blanches et de la déception, comme dans toutes choses il faut du travail, de la persévérence et le matéteriel pour ce donner les moyens, apres tous suit je pense. C’est rebarbatif mais c’est comme ça selon moi.
TG > As tu une anecdote à nous racontez sur un de tes travaux ?
FL > Une fois il y a longtemps, j’ai eu un crash de disque dur pendant que j’étais en train de finaliser une création qui pour moi était une révolution sur ce que je faisais jusqu’a ce jour, j’ai mené une «affaire d’état» pour recupérer le fichier, j’ai fini par le récuperer et il n’allait plus du tout, je l’ai recommencer selon d’autres approches, il n’avait presque plus rien à voir au final. Comme quoi le recul forcé d’un désagrément comme le crash de disque dur aide bien ! (parfois seulemment).
TG > Pour parler un peu de l’actualité, que penses tu de l’élection de Barack Obama ?
J’ai discuté de ça il y a pas longtemps avec un ami américain qui a donc voté Barack Obama sur l’idée qu’il représentait le changement mais qu’il ne le prenait pas pour autant pour un superman comme on pourrait le croire par son énorme médiatisation. Je suis un peu de son avis.
TG > Un dernier mot que tu voudrais partager ?
FL > Merci pour ce moment et bon courage..



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Voici ci dessous l’interview de LYSERGID qui a servi de base pour l’article publiée dans le numéro 7 du magazine Photoshop Advanced
Interview :
THOMAS GAYET > Décris nous ton parcours :
LYSERGID > Je m’appelle Loïc Sattler, j’ai 28 ans, je suis originaire de Strasbourg. Après un DUT et une maîtrise en multimédia et en design graphique, j’ai terminé par un master en théorie des médias à l’académie de Stuttgart en Allemagne. Je pense être issu de la première génération de personnes qui ont appris la fameuse communication intégrée - ayant aussi bien étudié le print que le web, la vidéo, la publicité, la gestion de projets, etc…
Pendant ces années, j’ai intégré et testé de nombreux pans du métier de créatif. J’ai ainsi rejoint une agence web, un agence de pub, un studio de 3D, un studio de motion-design, un studio de créa. J’y ai appris énormément de choses et j’ai surtout saisi ce que je voulais exactement.
Après ce cursus, j’ai directement rejoint une agence de marketing relationnel print / web en tant que Directeur Artistique.
Suite à deux années intenses, j’ai saisi une opportunité pour intégrer la partie web de l’agence TBWA Paris. J’ai quitté cette agence après une belle période pour rejoindre Marc (Magu-design.com) qui m’a proposé un poste de Directeur Artistique.
En ce qui concerne le travail, mon site web permet de présenter mon travail graphique et illustratif. Je présente mon folio pro plus rarement car il est moins intense visuellement parlant, et par définition plus « corporate ».
Pour ce qui est des autres cordes de l’arc : je participe activement à de nombreuses communautés internet et conférences, j’alimente mon blog quotidiennement et j’enseigne mes techniques graphiques. Je pense qu’on a fait le tour !
TG > Pour quelles raisons as tu décidé de te lancer dans la création et à quel moment ?
LYSERGID > J’ai en moi le besoin de créer depuis ma plus tendre enfance. J’ai ainsi eu la chance d’avoir des parents intéressés et doués dans certains domaines artistiques.
Et à force de dessiner partout, d’être fourré derrière mon commodore 64 à peindre quelques pixels et de m’amuser avec des bombes de peinture, il fallait bien que ça termine comme ça !
TG > Lorsque tu commences une nouvelle création, quelle est l’approche que tu privilégies ?
LYSERGID > J’ai deux façons de procéder. Lorsqu’il s’agit d’une demande client, je préfère passer par une phase de crayonné et de réflexion où je pose d’abord les choses à plat. Quand il s’agit de travaux personnels, je préfère laisser libre cours à mes envies et à la technique. Je pars rapidement à la chasse aux sources (photo / scans) ou aux traitements que je veux utiliser. Les travaux personnels me servent souvent à tester et améliorer des techniques. Et c’est bien évidemment cette totale liberté que je préfère.
TG > Quel type de travail te plaît le plus ? Pourquoi ?
LYSERGID > J’ai une réelle préférence pour le travail illustratif, où j’ai la plus grande liberté de création. C’est souvent pour ce côté créatif que je suis contacté. Et comme les clients font directement appel aux styles que j’affectionne, je me fais vraiment plaisir. Je commence également à prendre goût à l’animation (3D / motion).
TG > Quels sont tes projets pour les mois qui arrivent ?
LYSERGID > Il y a pas mal de sites en cours de réalisation dans ma structure actuelle. En terme personnel j’ai certaines envies au niveau de la photo et de l’animation. Il y aussi quelques publications / expositions / réalisations qui m’attendent : les mois qui arrivent risquent d’être assez chargés !
J’aime aussi rencontrer d’autres personnes de mon milieu pour discuter de notre passion commune. J’ai besoin de ce contact pour sentir l’atmosphère de la profession, pour évoluer et apprendre, mais également pour respirer, parce que la plupart de ces gens sont extrêmement intéressants.
Je continue également à délivrer des cours en université (deug / license). Puisque les élèves sont satisfaits, je ne vais pas m’arrêter tout de suite
TG > A quoi ressemble une journée de “Lysergid” ?
LYSERGID > J’aurais envie de dire « à une journée hallucinante » !
Non en fait il s’agit tout simplement d’une journée de travail classique, ponctuée par quelques repas, de l’inspiration en barre et parfois quelques rencontres. Elle doit souvent être accompagnée par de la musique (je n’aime pas le silence ou le vide) et si possible quelques rires.
TG > Pour beaucoup de créateur, la musique est un moteur, quelle(s) sont les musique(s) que tu trouves “inspiratrices” en ce moment ?
LYSERGID > Je dois avouer que je suis assez particulier au niveau de mes goûts musicaux. Quand je créé j’ai besoin de quelque chose de nerveux et d’agressif (Métal / Techno / Electro).
J’écoute de tout en dehors de cette situation, avec une préférence pour le rock et le trip/hop.
Je ne puise pas directement mon inspiration dans le son mais j’en ai besoin car il me donne un rythme et comble un vide
TG > Qu’est ce qui te fait rêver et cauchemarder ?
LYSERGID > Je ne me souviens jamais de mes rêves ni cauchemars. Je dors très peu mais bien
TG > Quels artistes t’inspirent le plus ? Ou à défaut ou puisses tu ton inspiration pour réaliser de nouvelle créations ?
LYSERGID > Je puise mon inspiration partout et tout le temps, que ce soit sur internet ou dans des livres / revues. Comme pas mal d’artistes je sens assez facilement les tendances et sait m’en inspirer au besoin. En général j’observe assidument les créations dont le style m’intéresse pour me reproduire mentalement comment l’œuvre a été réalisée techniquement. Actuellement j’ai un penchant pour les choses plus épurées, légèrement moins colorées, avec un côté « fait main » plus fort.
TG > “La vie sans création”, cela voudrait dire quoi pour toi ?
LYSERGID > C’est en créant et en construisant qu’on avance, qu’on fait avancer les choses et qu’on laisse une trace. La vie sans création serait donc tellement moins intéressante.
TG > Quels “conseils” donnerais tu à des artistes qui démarrent ou qui voudrait suivre cette voie ?
LYSERGID > Tout d’abord il faut savoir aiguiser sa technique, et savoir dans quoi on veut se lancer. La technique et la théorie s’acquièrent avec de la patience et du travail. Par contre, rien ne sert de savoir si l’on ne fait pas. La phase où l’on copie ses artistes favoris, même si elle est parfois nécessaire, doit être la plus courte possible, car seuls sortent de l’ombre ceux qui se trouvent et qui créent par eux-mêmes. Apprendre, travailler et se trouver. Ajouter à cela beaucoup de temps et une pincée d’humilité et le tour est joué.
TG > Un dernier mot que tu voudrais partager ?
LYSERGID > Partager est ce mot. J’aime à croire que le partage est indispensable dans notre métier (connaissances, savoir, technique…) et qu’il permet de tirer les choses vers le haut.



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Voici ci dessous l’interview de “ILK” aka Ludovic Prigent qui a été publiée dans le numéro 4 du magazine Photoshop Advanced (créations , Skate board custom et art toy custom sont disponibles sur amka). Un mec excellent, créatif, prolifique et toujours ouvert à de nouveaux projets.
Interview :
“Ilk” aka Ludovic Prigent est un artiste Français talentueux dont la culture est issue de l’art urbain , du graffiti et du hip hop. Il a su imposer son style et sa façon de voir le monde au travers de ses nombreuses réalisations pour des agences , des grands groupes mais aussi dans son travail personnel. Que ce soit à la “bombe” ou avec son mac, son travail reste toujours emprunt d’une touche particulière faisant référence à plusieurs univers.
THOMAS GAYET > Décris nous ton parcours, universitaire ou autodidacte ?
ILK > Je dirais plutôt autodidacte qu’attentif en cours. J’ai passé plus de temps le soir dans des bouquins que la journée sur les bancs de l’école.
Mais officiellement je me suis inscrit à la fac de Paris 8 pour passer un DEUG d’Arts Plastiques et un Certificat préparatoire en Maitrise des Sciences et techniques de la photographie et du Multimédia. Ensuite j’ai passé un BTS graphiste/maquettiste à l’école IMAG, à Paris. Je travaillais en alternance pour Canaltoys, une société de jouets pour laquelle je réalisais des packagings avec des licences telles que Disney, TF1, M6 etc. Puis, en 2004, j’ai intégré l’école Art School, directement en troisième année, afin d’obtenir un diplôme supérieur d’arts appliqués.
TG > Pour quelles raisons as tu décidé de te lancer dans la création et à quel moment ?
ILK > C’était une évidence, depuis tout petit je dessinais et prenait des photos. Par sécurité j’ai quand même mené des études générales jusqu’au bac scientifique, avec un ami, un certain Fred. Je ne pensais pas que l’on pouvait vivre du dessin (et plus précisement du graphisme), en effet nous avons grandi dans le 93, donc nous passions plus de temps à jouer au basket dans la rue qu’a se renseigner sur notre avenir. Mais ce fameux pote cité précédemment m’a poussé à le suivre à la fac en Arts Plastiques. Ce que j’ai fais… maintenant je vis de ce que j’aime et Fred est tatoueur dans un salon parisien.
TG > - Lorsque tu commences une nouvelle création, quelle est l’approche que tu privilégies ? combien mets tu de temps en moyenne pour réaliser une création ?
ILK > Je n’ai aucune règle établie ni méthode régulière. J’attaque chaque projet differement, parfois (de nombreuses heures) sur papier pour trouver des idées, des pistes. Parfois l’idée est là dès le départ et j’attaque directement sur l’ordinateur. Je pense qu’en fait tout se joue sur l’inspiration du sujet.
Ainsi ce n’est pas forcement sur les créations les plus complexes que j’ai forcément passé le plus de temps. Il peut m’arriver de recommencer dix fois une illustration avant d’arriver à un résultat plaisant. Donc le temps passé sur une création peut aller d’une heure à des journées entières… ce n’est pas une science exacte
TG > Tu bosses dans une agence ? En free ? Dans un collectif ? Pourquoi ?
ILK > Après un passage de deux ans de bons et loyaux services dans une agence parisienne (TriBeCa) ou j’occupais le poste intéressant et parfois difficile de directeur artistique junior, je me suis mis en Freelance en Septembre 2006. Je travaille 90% de mon temps pour des agences de pub, et plus particulièrement depuis plus d’un an les très sympathiques Publicis Net.
Je fais parti de plusieurs collectifs (HGF, WDD, YFWD), mais c’est très difficile de trouver du temps pour tous travailler ensemble. Nous avons organisé une exposition du crew HGF (17 membres dont Tyrsa, Nesle, Tizieu, 2Day, Soap…) en 2007 à la galerie Artoyz malgré la mauvaise volonté de certains membres (sans doute à cause de la distance qui nous sépare). A coté de çà nous venons de monter un nouveau collectif de graffiti / illustration qui devrait faire parler de lui bientôt (AFO, avec dedans Manuel Angot, Grems, Comer et moi même)
Je réalise également beaucoup d’illustration en collaboration avec mes deux amis proches, les talentueux Tyrsa et Koa. On apprend beaucoup plus à plusieurs, et surtout on travaille en passant du bon temps, que demander de plus
TG > Dans tes travaux, on peut voir un certain nombre de créations liés à l’univers du graffiti et à l’art urbain, peux tu nous dire pourquoi ?
ILK > J’ai commencé le graffiti en 1998, c’est la seule drogue qui soit passé par moi, mais elle s’est bien accrochée !!! Ca fait 10 ans que ça dure, que je peins avec des bombes de peinture et ce n’est pas prêt de s’arrêter. Forcement ensuite ma culture urbaine et mon amour du bitume et de la couleur en plein air se fait ressentir dans mon travail personnel.
TG > Comment définirais tu ton «style graphique» ?
ILK > C’est difficile de répondre à cette question, je suis mal placé pour m’auto-analysé, ce serait plutôt à toi de me dire comment tu définirais mon style ? Je définirai urbain et coloré, avec une touche dark lié à la musique qui coule dans mes veines depuis ma naissance (métal, Hardcore, Death, HipHop)
TG > Quel type de travail te plaît le plus ? Pourquoi ?
ILK > C’est la question la plus facile de l’interview ! J’aime tout ! Je prends autant de plaisir à faire un site sérieux et corporate qu’une illustration débordant de couleurs ! C’est sans doute ce pouvoir d’adaptation qui fait que je ne manque pas de travail. Si je ne faisais que des illustrations tout le temps, je ferai une overdose et changerait de métier
TG > As tu des projets en vue pour les mois qui arrivent ?
ILK > Je viens de sortir un appareil photo limité à 100 exemplaires avec Fujifilm pour la sortie de leur nouveau boitier star, le Z20. Avec Koa nous préparons une grosse exposition pour la fin de l’année, très orienté tatouage… Suite à la mort de Fiveyears Clothing, je remonte une nouvelle marque épaulé de trois fidèles amis, mais j’en ai déjà trop dis ! Nous préparons avec Grems la nouvelle collection de tee-shirts d’Art Force One, et je vais aussi travailler avec la marque New-Yorkaise 3Sixteen. Avec mon collègue développeur freelance Sebousan, nous bossons sur des sites comme par exemple celui de la photographe Garance Doré.
TG > Qu’est ce qui te fait rêver et cauchemarder ?
ILK > Je ne me souviens jamais de mes rêves ni cauchemars. Je dors très peu mais bien
TG > A quoi ressemble une journée de «ILK» ?
ILK > En temps normal je me lève à 8h et après avoir nourri mon sauvage félin, je me met au travail jusqu’au soir 20h00, voir souvent plus. Avec quand même une pause déjeuner et une pause goûter.
TG > Pour beaucoup de créateur, la musique est un moteur, quelle(s) sont les musique(s) que tu trouves “inspiratrices” en ce moment ?
ILK > Les derniers album d’ Arkangel, Rouges à Levre, Dragonforce, Sworn Enemy, Sefyu et toujours les discographies de Kickback, Necro, Metallica, Suicidal Tendencies, Slayer, Primus, Gojira, Infectuous Grooves, Naughty by Nature, Madball…
TG > Quels artistes t’inspirent le plus ? ou à défaut ou puisses tu ton énergie principale pour réaliser de nouvelle créations ?
ILK > je m’intéresse à tout ce que je vois autour de moi dans la rue et dans la vie de tous les jours, particulièrement les packagings, les logos sur les camions, les graffitis et les tatouages. Je suis sensible aux travaux d’artistes comme Pushead, Mark Ryden, Mike Giant, Koa, M/M, Michael Lau et tant d’autres. Le haut du podium, quant à lui, est occupé par Tim Burton, le plus grand génie à mes yeux, tous domaines confondus.
TG > “Une vie sans création”, cela voudrait dire quoi pour toi ?
ILK > Ce ne srait pas si grave que ça pour moi. J’adore les animaux, je ferai un métier en rapport avec çà., et j’aurai sans doute moins mal aux yeux
TG > Quels “conseils” donnerais tu à des artistes qui démarrent ou qui voudrait suivre cette voie ?
ILK > Le passage en agence est indispensable, ne serait-ce que pour voir que le rythme de travail est bien plus soutenu que ce que les écoles laissent entendre… La freelance ça fait rêver, mais derrière ça oblige une organisation rigoureuse, de la paperasse par kilo, prendre un comptable pour les bilans annuels, pas toujours drôles d’être independant ! Je conseille au futurs graphistes de chercher à se forger leur propre style et de ne pas reproduire ce qu’on voit sur le net, avec une bonne dose de motivation, ça ira tout seul.
TG > Un dernier mot que tu voudrais partager ?
ILK > Dédicace à la famille et aux potos, on n’oublie pas d’où on vient…



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Voici ci dessous l’interview de TKSH aka Emeric Trahand qui a été publiée dans le numéro 3 du magazine Photoshop Advanced (créations disponibles sur amka). Un mec talentueux, passionné et créatif qui a travaillé sur de nombreux projets prestigieux et qui fait aussi partie du célèbre crew mondial KDU.
Interview :
Un artiste en pleine lumière (”TKSH” se prononce “Takeshi”) dont le talent transpire au travers de ses nombreuses créations. Un style oscillant entre l’onirique, le hip hop, l’art urbain et la nature qui ouvre les portes d’un univers riche et “fresh” teinté de poésie graphique. A coup sur un créateur qui laissera son empreinte dans ce monde si particulier qu’est la création graphique.
THOMAS GAYET > Parcours universitaire ou autodidacte ?
EMERIC TRAHAND > Je suis autodidacte en ce qui concerne la création. Pour les études, j’ai obtenu en 2006 un MBA en gestion.
TG > Qu’est-ce qui t’a amené à faire de la création ? À quel moment cela a-t-il pris une place prépondérante pour toi ?
ET > J’ai pas mal dessiné, taggé, peint quelques murs plus jeune, et je dois avouer que j’ai toujours eu un crayon entre les mains pendant mes années d’étude. Ma mère est prof d’art plastiques aussi, alors je crois qu’aussi loin que je puisse me souvenir la création a toujours eu été présente dans ma vie. J’ai découvert la création numérique relativement tard, Il y a maintenant 3-4 ans, par amusement d’abord, puis plus sérieusement, avec quelques encouragements ici ou là sur les communautés de graphisme en ligne. J’ai découvert un univers aux possibilités immenses, je me suis pris de passion pour le truc, et j’ai donc tout naturellement persévéré.
TG > Comment abordes-tu une création ? Quelle est la “technique” que tu affectionnes le plus ?
ET > Je n’ai pas vraiment de méthode type. J’expérimente beaucoup, quitte à recommencer un travail plusieurs fois avant d’être satisfait, avant de sentir la direction qui me plaît le plus. Je pars souvent d’un sujet, un élément central que j’essaie de rendre le plus clean possible, avant de construire un univers autour. Une fois le montage réalisé, je passe du temps à trouver les nuances justes, les niveaux, les saturations qui vont permettre de donner de la cohérence, d’insuffler une âme au travail. Au niveau technique, je vais de plus en plus vers des retouches sobres, minimalistes. Depuis quelques temps , je privilégie le travail sur la lumière et la subtilité des teintes à la surabondance de détails comme je pouvais le faire par le passé.
TG > Tu bosses dans une agence ? En free ? Dans un collectif ? Pourquoi ?
ET > Je bosse en free-lance depuis plus d’un an…. Je crois que ça correspond assez à ma personnalité. J’affectionne la liberté relative de ce statut, même s’il est frustrant de n’intervenir qu’en fin de process dans la pluspart des travaux commissionnés. J’ai régulièrement des offres intéressantes pour intégrer des agences, je suis assez tenté parfois, notamment pour travailler sur des projets à plus grosse échelle, qui multiplient les intervenants, les supports, prendre plus de responsabilité sur la direction artistique aussi.
TG > Tu aimes particulièrement le montage et la retouche photographique, pourquoi ?
ET > C’est à vrai dire le genre de chose que je maîtrise le mieux. Par facilité, c’est donc le genre de travail que je fais le plus. Les clients sont assez demandeurs également. Ce que j’aime, c’est donner à un ensemble d’éléments provenants de sources diverses une résonance cohérente à première vue. J’aime le travail sur les ombres et les lumières, sur les profondeur de champs, les perspectives….
TG > Tu préfère travailler sur une création personnelle ou pour un client ? pourquoi ?
ET > Tout dépend du client…. de la thématique abordée, de la direction artistique, de la marge de liberté, d’intervention qu’il m’est laissé… La réalité d’une commande, c’est aussi souvent la nécessité de travailler dans l’urgence avec des deadlines imposées extrêmement courtes, qui selon moi compromettent la qualité du travail. Réussir une commande, satisfaire le client, marquer son empreinte et le tout en temps et en heure est un exercice difficile. Parfois, j’ai la chance d’avoir des clients avec qui la frontière entre commande et travail perso tend à disparaitre… c’est souvent de ces collaborations que sortent les meilleurs résultats.
TG > Quels sont tes projets pour les mois à venir ?
ET > J’aimerais prendre du temps pour voyager plus. Peut être intégrer une agence à l’étranger, j’ai quelques plans en tête mais rien n’est fait. Prendre du recul sur mon travail aussi. J’aimerais m’impliquer plus au sein du KDU aussi, multiplier les collaborations et prendre le temps de rencontrer enfin tous ces gens qui partage de près ou de loin mon quotidien «en-ligne» .
TG > Comment définirais tu ta façon de voir les choses et donc de créer ?
ET > J’ai une vision assez noire du quotidien et de mes contemporain en général… bizarrement, il ressort souvent de mes créas des choses douces, colorées, optimistes…. Plus sérieusement, je pense commencer à posséder un bon jugement, un sens critique plus avisé sur le graphisme en général, et ce, grace à quelques années de pratique et d’observation. Pour ce qui est de ma façon de créer, et bien j’aimerais ne jamais vraiment pouvoir la définir, et expérimenter à l’avenir des directions très différentes de ce que je fais actuellement. Selon moi, avoir une analyse trop poussée sur son propre travail, risque à terme de fausser une certaine spontanéité, une certaine fraîcheur qui peuvent faire la différence.
TG > Quels artistes t’inspirent le plus ?
ET > Ils sont nombreux et en perpétuelle évolution. Ces jours-ci, je dirais que j’essaie de trouver l’inspiration quelque part entre Gustave Doré, Paul Auster et Sigur Ros. Au niveau graphisme, ils sont des dizaines à m’inspirer tous les jours via Cpluv, DYT, Reform& Republic ou Behance, mais plus récemment j’ai vraiment accroché sur les travaux de Sebastian Onufszak, Santos & Karlovitch, Grandpeople, ou encore Mogollon New York.
TG > “La vie sans création”, cela voudrait dire quoi pour toi ?
ET > Moins de cernes surtout.
TG > Quels «conseils» donnerais tu à des artistes qui démarrent ou qui voudrait suivre cette voie ?
ET > On me pose assez souvent la question, et il me semble toujours aussi difficile d’y répondre. Il n’y a pas de parcours type, pas de méthode a privilégier, pas de conseils a suivre… juste des passionnés.
TG > Quelle(s) musique(s) t’inspire en ce moment ?
ET > «When Doves Cry» de Prince… he he… en fait ya beaucoup de choses en fait qui me font tripper…. mais j’avoue que j’ecoute trés souvent et trés fort le remix de Fancy Footwork (Chromeo)par Guns N Bombs….
TG > Un dernier mot que tu voudrais partager ?
ET > Merci Thomas pour l’iterview, toujours un plaisir de croiser ta route. Thanks Joolz pour le link up



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On vous avez parlé de My dead pony, talentueux illustrateur belge, il y a un an sur Artskills, on revient sur son travail avec, en bonus, un interview des plus croustillant… Il se bat avec les loups depuis 1972, on le connait à travers ses images à l’esthétique “mode” et aux messages parfois grinçants, publiés dans de nombreux ouvrages d’illustrations, mais sait-on qui est vraiment “Mon poney mort” ?
Petite presentation, qui est-tu, quel est ton parcours, pourquoi “MY DEAD PONY”, pourquoi l’illustration de mode ?
Je m’appelle Raphaël et je suis un illustrateur autodidacte, je vis a Bruxelles en Belgique avec mon épouse et une petite fille.
Au début le nom Mydeadpony était une blague personnelle.
J’ai une photo de moi, en petit manteau rouge sur un poney, sur la cote Belge et je me rappelle tres bien avoir été terrorisé de monter sur ce monstre tout blanc, pour prendre une photo-souvenir pour mes parents. Bien plus tard en revoyant la photo, je me suis dit que ce poney était certainement mort, je crois que ça m’a fait réaliser que j’étais définitivement sorti de l’enfance et qu’il me fallait être plus adulte, mais dans le bon sens du terme, c’est à dire, être responsable de soi même et de ces actions.
Je crois que j’ utilise les codes de l’illustration de mode mais sans rester uniquement dans ce cadre, ça m’est venu naturellement car faire de l’illustration avec des voitures ou des buildings ne me passionne pas du tout,j’ai alors pensé qu’associer des “fashion model” avec des idées plus sombres ou décalée était amusante.
Comment abordes tu une création ? quelle en est son “process” ?
Je dois avoir une bonne idée de base, le plus souvent, je réfléchi a certains sujet et une phrase va surgir, en anglais le plus souvent, parfois j’ai déjà une illustration plus ou moins complète en tête.
De là je vais essayer de la concrétiser avec plus ou moins de succes, quelques fois l’illustration part d’elle même dans une autre direction, mais j’essaye de coller à mon idée de base.
Je reste cependant ouvert à d’autres idées et associations originales.
J’ai toujours un post-it virtuel sur mon desktop avec une cinquantaine d’idées ou de phrases bizarres.
Techniquement, je travaille avec une petite wacom toute fatiguée et le minimun d’effet.
Je fais une sorte de collage que je redessine, j’utilise aussi beaucoup illustrator pour les formes et la typographie.
Tu es plutot papier/crayon/peinture ou ordi ?
A part des crayonnages et des couleurs à l’eau je crée tout sur ordinateur, c’est comme ça que j’ai commencé, alors pour moi c’est le plus naturel.
Parfois je caresse l’idée de peindre ou de faire du collage mais je ne me sens pas assez en confiance pour le moment.
Comment en es-tu venu à élaborer ce style à la fois rough/croquis et graphique ?
Avec le temps et l’experience, je pressent mieux ce que je peux faire ou pas.
J’ai toujours aimé les deux styles, entre le dessin mal fait et le coté plus froid du graphisme.
Il y a, pour chaque visuel que tu créés, un certains cynisme par le message, quel importance a-t ‘il (pretexte pour dessiner de la typo entre autre, ou vrai intention) ?
Parfois je crois que l’illustration n’est plus qu’un pretexte pour faire passer une idée.
Je crois qu’en tant qu’artiste mon but n’est pas seulement de faire de belles images mais de porter un regard cynique sur moi-même et mon environnement, mais au sens antique du terme. Dans certaines pièces, j’utilise le monde de la mode qui est par essence superficiel mais, en le detournant de façon subversive je lui attribue un nouveau sens tout en gardant une recherche esthétique et une certaine beauté.
Les personnes qui regardent mes travaux pourront y trouver une sorte de reflet de leur propes idées, soit en surface, soit en profondeur, j’essaie d’en laisser le choix…
En même temps je ne crois pas faire quelque chose d’extraordinaire, je fais juste ce qui me semble le plus juste pour l’instant.
Quelles sont tes influences, quels artistes t’ont marqués ?
Il y à beaucoup de monde, ça va de THS a Vault 49, Anthony Micaleff, Leesa Leva, Banksy , werke.pl and beaucoup d’autres, la liste ne cesse de s’aggrandir.
En dehors de ton travail, quelles sont tes passions/ motivations ?
J’aurais bien aimé faire de la musique mais je suis incapable de jouer deux notes, mais ça ne m’empêche pas d’essayer quand même de temps en temps.
Je lis beaucoup sur des sujets divers comme Gurdjieff ou les travaux de Laura Knight-Jadczyk.
Mais c’est vrai que le plus clair de mon temps je travaille sur des illustrations et ma vie de famille.
Que penses-tu des activités annexes de l’illustration, comme par exemple le streetart (collages, peintures, graffiti…) ?
J’adore tout ce qui est en rapport avec l’illustration, je suis toujours excité de découvrir d’autres artistes qui sont tellement différent de ce que je fais car je ne crois pas être spécialement doué contrairement a certain peintres ou graffeurs.
J’aime quand c’est spontané, provocateur mais sans vulgarité, et quand je reste soufflé par une création à laquelle je n’aurais pas pensé.
A quoi ressemble une journée de “MY DEAD PONY” ?
C’est gris avec un ciel blanc. Je me lève, je déjeune, j’allume l’ordinateur, je travaille.
Rien de bien excitant.
Heureusement que mon épouse et ma petite fille me force à sortir dehors, sinon je crois que je vivrais dans une grotte avec des chauves-souris USB.
Quelles musiques te nourrissent les oreilles ?
Pour l’instant j’écoute beaucoup Bat for Lashes, Bohren and der club of gore, Cult of Luna, Converge, des vieux Killing joke ou Siouxsie and the Banshees et aussi beaucoup de Stoner rock et hardcore.
Un dernier mot ?
Un grand merci pour l’interview et longue vie a artskills !








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Comme annoncé il y a quelque temps, voici l’interview complète du très talentueux NEOPEN aka Nicolas Andre (créations et toys disponible sur amka) qui appose sa patte avec technique et délectation sur de nombreux supports. Une des rencontres du web inattendu avec un artiste humble et passionnée, créatif et inspiré (une partie de cette interview a été publiée dans le Photoshop Advanced magazine numéro 1)
1 - Quelles étude/formations as tu suivies ? parcours universitaire ou autodidacte ?
autodidacte, j’ai bien commencé une formation a mes debuts mais j’ai vite abandonné et préféré m’y mettre tout seul, j’ai eu l’impression que j’irai plus vite et avec le recul je crois avoir fais le bon choix. Aprés je suis trés curieux et j’adore apprendre en règle générale donc seul j’avance vite et j’apprend a me focaliser et m’organiser selon mes aspirations, je me fais plaisir en continu en gros.
2 - Qu’est ce qui t’a amené à faire de la création ? A quel moment cela a pris une place prépondérante pour toi ?
j’ai toujours dessiné en fait, depuis tout petit, mais bizarrement je ne me suis jamais dis que je travaillerai dans l’image, ce choix la est venu assez tard, j’ai commence par faire beaucoup de portraits, puis des lettrages graffiti et après c’est une évolution logique petit a petit, faudrait que je rentre dans des détails tres personnels de ma vie pour expliquer vraiment comment je suis devenu l’artiste/autiste enfermé dans sa chambre à gribouiller sur son bureau alors on va dire que c’est une suite logique, c’était mon destin haha.
3 - Comment abordes tu une création ? quelle est la “technique” que tu affectionnes le plus ? Combien de temps mets tu en moyenne pour réaliser une création ?
Alors c’est un peu compliqué parceque je considère être graphiste ET artiste, et j’aime vraiment être les deux, je ne pourrai pas faire de choix pour devenir seulement graphiste ou seulement artiste, les 2 se confondent beaucoup depuis quelques années je trouve, bref je n’aborde pas les deux statuts de la meme facon, je peut faire des visuels et des créations dans beaucoup de styles differents que je n’expose pas ou peu parcequ’ils font parti de mon travail de graphistes avec un client au bout et aprés j’ai mes visuels à moiii, j’aime vraiment prendre mon temp sur mes visuels et qu’ils soient “riche” sur plusieurs points de vue, les couleurs, la structure, la complexité de la composition, les différentes techniques et mediums utilisés, le sens du détail comme de l’ensemble et surtout je veux qu’ils soient vraiment ce que j’aime et ce que je suis et pas ce quelque chose qu’on ai deja vu ou que j’ai l’impression d’avoir deja vu, aprés j’aime que mes visuels soit de grandes compositions, j’aime qu’une image ai muri en moi pendant des jours, des semaines voir des mois, ça me rassure parceque je sais qu’a je ne m’arrête que quand je suis vraiment satisfait, je ne voudrai pas faire un visuel perso en quelques heures, sauf pour un client la c’est normal et j’oublie qui je suis, je fais ce que je sais faire pour quelqu’un d’autre, une personne, une marque, un projet etc… Mes outils préféres c’est … tout simplement Photoshop, aprés je mixe avec beaucoup de choses variés donc je vais pas lister mais pour résumer mes visuels sont en général trééés tréés lourd avec enooormement de calques, j’ai des visuels en 5 psds différents, chacun de plus d’1 Go, et il m’arrive d’aplatir un visu de 300 calques pour repartir dessus avec autant de calques, souvent quand je compose je me dis qu’il n’y a pas de règles alors je fais pleins de choses vraiment aberrantes, aberrantes selon moi a la base, j’aime bien me surprendre aussi hahaha.
4 - tu bosses dans une agence ? en free ? dans un collectif ? pourquoi ?
je suis en freelance mais je me suis “associé” avec damien vignaux aka Elr°y pour former le studio incog. Il y a deux ans a peu près je crois, et depuis un an on a aussi formé le collectif PLAY avec bastard graphics, pierrre vanni, melka et ease ou la on fais du vj’ing et de la vidéo. Je devais rentrer en tant que DA chez Uzik à Paris, avec qui je travaille depuis des annees et avec qui j’adore travailler parceque c’est une équipe vraiment agréable maiiis j’ai beaucoup d’aspirations et d’envie, je fais pleins de choix de façon assez instinctives et j’ai du renoncer a les rejoindre pour le moment, j’ai encore d’autre choses a faire, de nouvelles perspectives a creuser et une vie personnelle tellement anarchique et a priori désorganisé que pour l’instant le meilleur choix c’est de continuer sur mon petit chemin seul ou avec des amis, le côté agence viendra quand j’aurai envie de me poser et que je sentirai que c’est le bon moment.
5 - Tu aimes particulièrement la retouche et le montage photographique que transformes ensuite en création numérique, pourquoi ?
c’est une excellente question auquel je n’ai pas la moindre idée sur la réponse, j’en sais rien, je ne me suis pas posé la question, je vais le faire. A priori comme ca je dirai que c’est surement la forme d’expression qui me viens le plus vite et l’inspiration ca viens d’un coup sans crier gare, en meme temp mes visuels préférés sont plutot ceux qui partent vraiment d’une page blanche, je ne compose pas forcement en partant d’une image alors je sais pas si je vais pouvoir repondre a cette question la maintenant .
6 - Quel genre de travail préfères tu ?
aucun, je déteste le travail, ca devrait être interdit, je me fais plaisir avant tout, pour moi pour être heureux faut faire ce qu’on veut alors je fais mes choix comme ca. Ce que j’aime c’est peindre, c’est faire un visuel, faire une vidéo, faire de la création quelqu’elle soit, j’aime pas trop les commandes trop strictes, j’aime apprendre et me lancer dans de nouveaux projets, de nouveaux supports, de nouveaux mediums et ne pas refaire deux fois la même chose bref voila ce que j’aime, travailler beuuurk c’est mal et ca enlève du gout a la vie.
7 - Quel est le travail que tu as le plus apprécié dernièrement ?
et bien on est en train de faire notre premier videoclip avec elroy pour warner music, c’est notre tout premier, c’est un délai tres court, c’est 90% de graphisme dans le style “dada” etc et c’est un nouveau challenge que je faire quelque chose qu’a priori je n’ai pas appris a faire alors j’apprecie beaucoup meme si là de suite je stresse un peu a mort, mais bon, en étant tout le temps avec des artistes de l’image ou du son, je vois bien que le stress est un élément imporant de nos vies a tous, enfin il faut se mettre a mal pour que ca sorte des fois, c’est pas comme un stresss de travail, c’est un stress d’envie et de surpassement de soi, une forme d’adrenaline d’artistes et sinon je suis sur de nouveaux visuels dans de nouveaux styles comme toujours donc bref la j’ai pleins de choses que je suis en train d’apprécier.
8 - Quels sont tes projets pour les mois à venir ?
on a d’autres videoclips a faire deja, je dois finir le live video de “danger”, un artiste electro et également graphiste avec qui je travaille et dont j’aime les productions, on a pleins d’events en vj’ing avec PLAY, une belle expo du collectif PLAY en Mai à Toulouse, a la galerie GHP, on a 3 lives a faire pour les Nuits Sonores, dont une création a l’opéra de Lyon pour un projet qu’on a a appelé digitalscape avec elroy, pierre vanni et la création musicale de remy teruel aka humanleft, j’ai aussi un show Dj vs MC vs VJ avec monsieur dj logilo, je suis censé attaquer mon propre bouquin avec l’Edition populaire, et… huh… j’en oublie je sais mais quoi qu’il en soit, j’ai de nouveaux projets chaque semaine, je sais pas ou je vais mais j’y vais, j’y cours meme.
9 - Qu’est ce qui te fait rêver ?
mmm vu ma vie plus jeune, les apsirations que j’avais il y a encore quelques années et ou j’en suis aujourdhui et la facon dont les choses évolue pour moi et la facon dont je les vis, je dirai stupidement que j’adore ma vie et que j’ai la chance, la grande chance de pouvoir dire que je suis vraiment heureux, que je m’éclate et que je “kiffe ma life” à 200¨% alors je me rêve a peine caché, je ne courre ni aprés la célébrité, la visibilité ou quoi que ce soit d’accessoire, je l’ai deja dis mais je me fais plaisir, vraiment peu importe si ca s’arrête demain, je suis deja satisfait et je suis pas du genre a avoir des regrets. Aprés j’ai bien des artistes et des projets qui me ferai rêver mais cette liste depuis des années elle n’en fini pas, on dirai qu’il n’y a pas de limites alors pourquoi je m’en fixerai
10 - A quoi ressemble une journée de “neopen” ?
huum huum, reveil 5h30, jogging, hop hop un peu de cardio training, des fruits frais, je pars au bureau, boulot jusqu’a 12h15 et… oui non d’accord c’est pas vraiment comme ca, c’est comme le reste je me pose pas trop de question et je me fais plaisir, c’est pas trés équilibré on va dire, ca commence vers 12h et ca fini vers 6h30 du mat, ca travaille beaucoup quand même, ca mange n’importe quoi et d’un jour a l’autre ca ne se ressemble pas, c’est temps-ci c’est enferme chez elroy en mode studio avec des pauses cafés, des pauses apéros et des pause dj set dans le salon, et presque une fois par semaine on a une date en vj’ing quelque part donc on voyage pour faire le break, c’est ma belle vie.
11 - Quelle(s) musique(s) te font tripper en ce moment ?
A la abse je suis surtout hiphop, et depuis quelques années techno et electro, ces temps-ci j’suis trés electro et pour la musique qui me fais le plus tripper ces temps-ci je dirai les edits d’un canadien Megasoid et le morceau que j’adore en ce moment, je le précise parceque c’est un morceau que je suis presque seul a aimer, je l’ai découvert en australie avec danger et je suis tombé amoureux contre l’avis de tous, genre le son qui m’a mis une claque donc c’est Bag raiders - funpunch remixé par ZZZ. Voila, aprés j’ecoute beaucoup beaucoup de choses, ca va du classique a du rock barré des années 70, du bon vieux hiphop, de la minimal, pff de tout vraiment, le son et l’image ca va ensemble alors si je suis curieux dans l’image, c’est pareil en son.
12 - Quels artistes t’inspirent le plus ?
tous et aucun, j’ai une memoire défaillante donc je retiens pas les noms, ca m’intéresse pas en plus, je retiens ce que je vois et ca s’arrêtes la, ou alors je citerai des grands noms mais ca ferai cliché ( ” je veux ma chappelle sixtine”)
13 - “La vie sans création”, cela voudrait dire quoi pour toi ?
dis comme ca je dirai que ca va a l’encontre même de la vie, mais quelque part je crois que plus tard si une bonne raison se presentai je pourrai tres bien tout arrêter et passer a autre chose, je préfère ne pas me mettre de barriere meme a ce niveau la, ce serai plus triste vu d’ici et ca me manquerai mais bon c’est pas pour de suite
14 - Quels “conseils” donnerais tu à des artistes qui démarrent ou qui voudrait suivre cette voie ?
aie huh, je sais pas vraiment si je peux donner des conseils, même si j’aime ce que je fais et que tout va bien pour moi j’ai pas l’impression d’etre un artiste ” a la mode”, ni d’être forcement tres apprécie en france ou en général, je fais mon truc dans mon coin et basta, j’ai pas trop d’échos en general ou tres peu donc ca me parais abuse de donner des conseils, mais en gros pour moi les classiques, ma base ce serai: pas de limites, pas de règles, oublies ce que t’as deja vu, apprend avant de vouloir, soit avant de faire, ai envie, soit curieux, cherche, fais toi confiance, va au bout du bout de toi meme, fais toi mal, fais toi plaisir, pas de concessions, ne réfléchis pas a tes choix mais choisi tout simplement, n’ai pas peur, oublies les gens, écoutes ta ptite voix interieur, fais ce que tu peux, tu peux reculer mais par choix, defini bien pourquoi tu veut faire ce métier, prend ton temps et soit patient. c’est simple, logique et absurde mais plus tu travailles dans une direction plus tu deviens performant, quelque soit tes capacités a la base, le travail ca paye, et vois loin pour finir.
15 - Un dernier mot que tu voudrais partager ?
et bien merci deja et puis huh non je sais pas trop.
Retrouver les travaux de LENEOPEN sur son Myspace et sur le site l’agence Incog



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Monument c’est le studio qui a lancé cette opération généreuse, relayée sur Artskills.
Monument est un studio graphique composé de Justin Kamerer, Dennis Sibeijn et Pascal Tremblay.
Ces 3 graphistes ont 3 styles très différents, mais très complémentaires.
Justin Kamerer dessine. Il travaille beaucoup en peu de couleurs, mais avec un trait fort.

Dennis Sibeijn travaille la photo et la 3D. Précises et détaillées, ses images sont personnelles, avec un éclairage très travaillé.

Pascal Tremblay lui a des compositions puissantes, travaillant par collage et photo-montage, avec des éléments typographiques.

Réunis par leur amour commun pour la musique, ils forment cette Armée de Libération Visuelle qui proposent un travail graphique varié, mais naturellement tourné vers la création pour l’industrie musicale.
Pascal a très gentiment accepté de répondre à mes questions. Et directement en français en plus ! Hell yeah !
-L’interview-
Salut Pascal, peux tu nous présenter brièvement Monument Studio ?
Salut! Et bien, Monument c’est un collectif de 3 artistes comprenant moi-même, Justin Kamerer et Dennis Sibeijn. Nous n’avons pas de studio en tant que tel. Nous travaillons chacun dans notre propre pays. Moi au Canada, Justin aux U.S.A. et Dennis en Hollande.
Vous êtes de pays différents, comment vous êtes vous rencontrés, et comment en êtes vous arrivé à monter un studio en commun ?
On se connaissait depuis plus d’un an via un forum sur internet mais pas personnellement, juste de nom et par notre travail. A ce moment je travaillais en Malaisie et je n’étais pas content de ma situation professionnelle alors j’ai décidé de faire quelque chose que j’aimerais vraiment faire et l’idée de commencer mon propre studio m’est venu en tête. J’ai tout de suite demander à Dennis si il serait intéressé, et j’ai été surpris lorsqu’il a dit oui tout de suite. J’admirais son travail en secret depuis longtemps alors c’était tout un début pour moi. On a ensuite discuter qui pourrais compléter nos styles de design et Justin nous est tout de suite venu en tête. Il était aussi excité à l’idée que l’on travaille ensemble donc ça n’a pas pris beaucoup de temps pour qu’il embarque aussi!
Quelles sont vos formations respectives dans le domaine graphique ?
Justin a été a une école secondaire pour les arts, mais il a appris pas mal par lui-même au cours des années. Dennis a étudié le Design Graphique et Design Audiovisuel. De mon coté j’ai tout appris par moi-même.

Comment pourrais-tu décrire votre travail, votre approche ?
Nos approches individuelles varient un peu mais a on un thème commun non seulement dans notre passion pour la musique mais aussi le désir de capturer l’essence de la musique et de la traduire en forme graphique. On veut savoir ce que la musique représente pour l’artiste et quelles lignes philosophiques elle suit. On n’aime pas faire du design qui est “mort”, qui est juste une belle image, on veut faire du travail qui a des idées et concepts qui se relie directement à la musique et sa thématique.
Monument Studio travaille donc beaucoup pour l’industrie musicale, et beaucoup pour des groupes ‘métal’. N’est-ce pas trop dur de faire vivre le studio en se spécialisant comme ça ?
Je crois que c’est un aspect de Monument que j’aimerais changer un peu. Mon travail correspond très bien à de la musique beaucoup plus douce que le métal. Mais c’est quand même le travail métal que l’on a fait au cours de la dernière année qui a été plus exposé que le reste. Je crois que avec plus de temps et avec plus de chances de faire du travail diffèrent, cela va changer. Une des raisons pourquoi moi, Justin et Dennis formons une très belle équipe, c’est que l’on a la faculté de faire n’importe quel sorte de type de design. Grâce à l’étendue de nos 3 styles combinés, nous pouvons toucher une large catégorie de groupes.
Il faut dire que l’on a tous des projets qui sont séparés de Monument, donc le studio en tant que tel n’a pas de responsabilités financières pour nous personnellement. C’est un “side project”.
Vos trois styles sont très différents et bien distincts. Comment décidez vous qui travaille sur quoi ?
Je m’occupe d’assigner les travaux habituellement lorsqu’ils viennent directement a Monument. C’est facile a faire, cela dépend entièrement du genre de design que le client veut. Si il veut quelque chose de vraiment métal et agressif, Justin et Dennis seraient leur choix. Dans ces cas là il reste a voir si ils veulent des graphiques fait a la main (Justin) ou plus photos/3d (Dennis). Dans mon cas je m’occupe habituellement des travaux plus “soft”.
Des fois on va travailler en duo sur des projets comme sur les Cds pour Sworn Enemy/Heaven Shall Burn où Dennis a fait les backgrounds et j’ai créé la typographie. C’est un arrangement qui marche très bien car on se concentre sur nos forces personnelles.

Un peu de prospective, comment vois tu l’évolution du studio à long terme ?
On avait parler d’ouvrir une vrai office ici au Canada un jour, mais ça reste a voir. Je crois que notre structure actuelle marche très bien mais j’aimerais bien agrandir Monument et en faire une vrai force dans le monde du design plus tard. Pour cela il faudra un office centrale et une structure plus traditionnelle.
Quels sont vos outils de création privilégiés ?
Nos travaux diffèrent beaucoup en style donc pour Justin ça serait ses crayons, Dennis ses photos et 3ds Max/Photoshop et pour moi-même j’utilise Photoshop tout le temps!
Quel est le travail idéal ? Quel est le client idéal ?
Pour nous 3 le travail idéal est celui fait pour un artiste qui nous inspire. Faire des images en écoutant de la musique qui nous parlent dans le fond de notre être c’est vraiment le meilleur que l’on puisse demander.
En terme de client idéal, un client qui sait ce qu’il veut (ou il nous laisse faire ce que l’on veut!) et un client qui bien sur paie rapidement!
Quelles sont vos sources d’inspiration ?
La musique principalement. On est tous des passionnés de musique et c’est vraiment ce qui nous pousse dans nos carrières en général. Sans la musique je ne crois pas que l’on ferait du design comme on le fait aujourd’hui! Les films et les vidéo-clips nous inspirent aussi. Mais vraiment l’inspiration, qui sait d’où elle vient vraiment? Elle peut venir de partout dans nos vies.

As-tu un conseil à donner aux jeunes graphistes/illustrateurs qui nous lisent ?
Le meilleur conseil que je peux donner c’est de trouver un style de travail qui leur soit personnel. Un style qui leur est propre, et de foncer ensuite avec. Il y a tellement de “designers” ces jours ci que tu dois avoir un style unique pour vraiment sortir de l’ombre et se faire un nom et avoir des projets intéressant. La patience est vraiment de mise aussi. Il ne faut pas lâcher, jamais. Les rêves et passions sont des choses qui valent la bataille.
Et bien Pascal un grand merci pour d’avoir répondu à mes questions.
Notre plaisir!
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Le Site de Monument
Le Site de Pascal Tremblay
Le Site de Dennis Sibeijn
Le site de Justin Kamerer
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En peu de temps, Emeric Trahand aka tksh**** a acquis une notoriété qui a dépassée nos frontières. Son style ‘Urban Jungle’, sa technique et surtout son sens de l’image, du détail, des couleurs et de la composition font de lui un des illustrateurs français qui montent.
À l’occasion de la mise à jour de son site, il a accepté de répondre à quelques questions.

Salut Emeric, peux tu te présenter brièvement ?
Emeric Trahand, alias tksh… prononcer takeshi… 26 ans… Saint-Etienne, France.
Tu as un Master en Management, comment as tu mis un pied dans l’illustration et le graphisme ?
J’ai toujours gribouillé, taggé, graffité mais j’ai commencé � utiliser photoshop sur le tard, au début vraiment par pur loisir, puis pour réaliser de petites choses, des affiches étudiantes, des flyers, rien de bien sérieux. Ce n’est que sur la dernière année de mes études que je me suis véritablement passionné pour ça.
Tu es donc autodidacte dans ce domaine, comment t’es tu formé ?
J’y ai passé un bon paquet d’heure. Je me suis pas mal inspiré d’autres graphistes au début et je me suis creusé le crâne pour savoir comment ils arrivaient a de tels résultats. J’ai travaillé par pallier, en essayant � chaque fois de m’approprier une nouvelle technique. Cette méthode expérimentale m’a souvent permis de découvrir par hasard des effets, des astuces, des combinaisons que j’utilise encore aujourd’hui. Je crois qu’il est difficile de se former autrement � photoshop.
Tu travailles en tant que free-lance, comment fais-tu pour trouver du travail ? Ta formation initiale te sert-elle ?
Eh ben, j’ai la chance d’avoir une bonne notoriété, grâce aux posts sur des blogs, � des interviews, � des articles dans des magazines… ce qui amène des gens a me contacter directement.

Tu viens de mettre � jour ton folio, et l’on sent une ouverture plus grande, en même temps que ton style s’affine et s’affirme. On retrouve ton univers très “urbain“, mais avec des élément très “jungle”. ça vient d’où cette inspiration ?
Je ne crois pas encore avoir une “marque de fabrique”. mon style résulte d’une part de visuels, d’ambiances, d’une esthétique que j’ai en tête depuis des années et que j’ai su cultiver grâce au cinema, a une certaine littérature, a une attirance vers le chaos urbain, la friche industrielle, la science fiction…
Les nouvelles techniques que j’acquiers au fur et a mesure influencent et orientent beaucoup mon travail aussi.
Peux tu nous décrire ton processus créatif ?
Très chaotique, donc je saurais pas trop par ou commencer. J’aime bien partir d’une photo qui m’inspire, en général un personnage, un sujet, le retoucher, l’optimiser, puis construire un univers autour de lui. J’essaie ensuite de rendre le visuel le plus cohérent possible, j’aime l’impression de réalisme qui peut se dégager des montages photo. Viens ensuite, le travail sur les lumières, les couleurs… puis les finitions, ou l’on peut passer des heures a jouer sur de tout petits détails insignifiant. Je n’ai pas vraiment de méthode type, mais voila en gros les étapes que je suis en général.

Quel est pour toi le travail idéal, le client idéal ?
J’ai travaillé avec exo7 au canada sur le site internet de Bran Van 3000 dernièrement, j’ai vraiment aimé ce contrat, grande liberté d’expression, bonne entente artistique avec les DA, sans parler de Bran Van 3000, avec un univers terrible et des albums très réussis… C’est assez rare de tomber sur ce type de contrat.
Oui, ça se sent bien en tout cas, ces visuels sont parmi tes meilleurs, je trouve.
Quel est ton outil de création privilégié ?
Mon Imac 24 pouces, je l’aime beaucoup. Je viens d’acheter ma première tablette graphique il y a quelques jours… J’ai envie de varier les techniques.
Quelles sont tes sources d’inspiration ?
Elles sont partout, tout le temps, un rien m’inspire… J’ai la chance en plus d’être entouré de gens, issus de différents univers créatifs, design, électro, etc. avec qui je peux partager pas mal de visions… C’est souvent de ces échanges que sortent les meilleures idées.
Le métier de graphiste se déroule dans un monde de plus en plus dématérialisé. Tu travailles seul, quid de la relation humaine ? Quelle est son importance dans ton travail ?
J’ai un réseau, de contacts pro, perso, de potes que je me suis fait sur internet. Je suis pas si seul que ça…

As-tu l’angoisse de la page blanche ? Et si oui, comment gères-tu ?
Oui, assez souvent, et je ne le gère toujours pas…
Qui est ton héro et pourquoi ?
En ce moment c’est Andy Sipowicz de NYPD Blue. Je suis pas quelqu’un qui dort beaucoup, et il me tient compagnie quand je taff tard le soir.
Quels sont tes projets � venir ?
J’ai vraiment envie de retourner vers de la création perso, je commence � saturer un peu des tonnes de contrats “commerciaux” que j’enchaîne depuis quelques mois… J’ai besoin de retrouver quelque chose de plus personnel.
Dernière question, une fée pose sa baguette magique sur toi : tu peux arrêter le temps une fois ! A quoi utilise-tu ce don ?
Elle est pourrie cette question. J’utilise la baguette pour arrêter le temps juste avant que tu ne la pose du coup.
héhé OK c’est bien t’es pas tombé dans le panneau ! Je te laisse le mot de la fin !
Merci pour votre intérêt et votre soutien! Bien apprécié tout ça!
www.stillontherun.new.fr


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